Le temple d'Akhen

5 mois !

Cinq mois...
Qu'il s'en est passé, des choses, en cinq mois...

Cinq mois, c'est le temps de comprendre à quel point j'ai pris une excellente décision lorque j'ai choisi de rentrer à Paris en début d'année après mon escapade Perpignanaise. C'est le temps qu'il m'a fallut pour aimer Paris encore plus et rencontrer beaucoup de nouvelles personnes adorables et intéressantes.
Cinq mois, c'est le temps nécessaire pour quitter le Musée Rodin définitivement après de longs mois de bons et loyaux services, le temps de réflechir à la direction que pourrait prendre ma vie professionnelle, le temps d'aboutir à la floraison d'un projet qui me tient à coeur depuis le début du mois de Novembre, travailler dans l'immobilier, et intégrer une agence qui me plait et où je me sens bien.
Cinq mois, c'est aussi le temps des découverte avec ce magnifique voyage à la Réunion, des tonnes de pièces de théatre, du cirque, beaucoup de films regardés en amoureux...

Et justement...

Cinq mois, c'est le temps passé à ses côtés, à l'aimer chaque jour d'avantage, à aimer le découvrir un peu plus à chaque moment lors de nos longues conversations sur la vie, l'avenir, les grandes soirées folles et les petits dîners tranquilles, les rêves que l'on construit doucement, les projets à venir... A aimer rire de tout et de rien, aimer nos fous rires canins et nos pitreries un peu quichonnes...
C'est aimer entrer doucement dans son univers sans l'envahir et le laisser pénétrer à sa guise dans le mien pour qu'il s'y sente bien et y trouve la place qui lui est toute acquise...
C'est aussi cinq mois de partage, d'envies évoquées et assumées au jour le jour, pour seule concession celle accordée du respect le plus absolu de l'Autre...
Cinq mois, c'est le temps de nous dire à quel point on a envie de vivre ensemble et de partager tous ces moments là encore et encore...

Cinq mois, c'est aussi une toute nouvelle occasion de te dire a quel point je t'aime...

Le Maïdo - La Réunion - Novembre 2007

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Paris / Bourbon.

Déjà bientôt un mois que je suis rentré de la vieille Bourbon, et je commence seulement à atterrir. Il faut dire que les dernières semaines depuis mon retour ont été particulièrement occupées entre nouveaux projets professionnels et beaucoup d'activités, soirées et autres moments privilégiés avec mon petit mari, si bien que le temps, et je dois bien l'avouer, l'envie d'écrire, m'ont un peu abandonnés.

Que dire de ces vacances, si ce n'est qu'elles étaient absolument extraordinaires ?
Nous sommes partis dans le froid Parisien pour atterrir dans la chaleur douce et à peine moite de la Réunion où nous avons accumulés les ballades et les visites, ponctuées de quelques moments de calme, allongés sur le sable bouillant des quelques plages de l'île.

Les moments forts de cette quinzaine de vacances sont sans aucun doute la journée de randonnée sur le grand brûlé, au piton de la fournaise, le volcan encore en activité de la Réunion. Plus de cinq heures de marche sur les plaques de lave millénaires ou parfois même seulement vieilles de quelques années, pour gravir le gigantesque piton et découvrir les paysages les plus surréalistes que la création nous offre. Car c'est bien au cœur même des origines du monde que l'on se ballade dans ces moments là, passant d'une cheminée de lave à une autre, les gravissant parfois pour se retrouver devant un trou béant dont on ne distingue pas le fond. C'est impressionnant de voir la diversité des laves et de constater, presqu'ému que la nature reprend finalement toujours ses droits avec une petite pousse timide d'un vert tendre.

Mais s'il est un moment extraordinaire, il s'agit bien de nos trois jours de randonnée dans le cirque de Mafate, l'une des anciennes chambres de lave effondrées depuis des millions d'années du volcan créateur de l'île, le piton des neiges. Trois jours à monter, descendre, monter encore, contournant un piton par-ci, gravissant un pic par là, faisant l'amour à la roche devant les falaises de notre chemin pour ne pas s'y laisser aspirer. Parfois se faisant rafraichir par une légère bruine ou se perdant dans un nuage, nos pieds ne nous ont jamais abandonnés et le ravissement des yeux dans ce cirque loin de toute civilisation, n'offrant pour seule idée du monde environnant qu'un gite perdu sur un plateau, a été sans égal. Les Mafatais nous ont d'ailleurs toujours acceuillis avec le sourire, nous faisant déguster ainsi les plats locaux pour nous remplir la panse de rougaïs délicieux.
Le retour fut certes un peu plus difficile, mais nous avons ainsi appris que « tout ce que tu descend, tu devras le remonter ». Nos jambes s'en souviennent, mais  nos yeux aussi, ce qui finalement est le plus important.

Les vacances se sont finies plus calmement, entre bonne chaire sortie des fourneaux de la sœur adorable de mon loulou, parties de piscine avec son neveux, défilés Indiens pour la fêtes des lumière et même un brin d'accupuncture pour finir le séjour.
C'est donc un peu tristounes, mais finalement ravis de ce séjour que nous avons quittés la chaleur Bourbonnaise pour le froid et les grèves Parisiennes, avec pour seule envie désormais, et seule certitude d'avenir, celles de vivre au soleil... Le plus vite possible !

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Négatif !

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Back from Bourbon !

Les voici passées, les vacances tant attendues à la Réunion !
Deux semaines pleines. Pleines aussi de magnifiques paysages lors des randonnées au fond des cirques, surtout celui de Mafate, où nous avons passés trois jours de marche, à dormir dans des gites, dégustant au passages les spécialités Créoles de la Réunion. Pleines de soleil, de chaleur et de repos, lors de nos passages sur les plages de l'Ouest de l'île où "nonchalence" était le maître mot et un art de vivre, bien loin de l'agitation d'une métroplole bien vite oubliée. Pleines d'extraordinaires souvenirs, d'amitié, d'amour aussi  bien sûr, de jolies choses vues, dites, de belles demandes et de belles réponses. Pleines de ballades, de temps qui passe au doux souffle de la brise tiède le long de nos peaux qui brunissent doucement, de flamboyantes couleurs dans les jardins et, au final, pleines de magnifiques souvenirs.
Le temps de faire le tri dans les souvenirs, dans les photos, de digérer un peu le retour et de tenter d'attérir pour de bon, puisque je ne me sens pas encore vraiment rentré, et je me ferai un plaisir de raconter ces vacances, avec bien sur quelques images bien choisies.

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Envies en vrac !

C'est une journée de merde, n'ayons pas peur des mots. Tout va bien dans ma vie, ce n'est pas le soucis, mais le plaisir de travailler à l'agence comptable du Musée Rodin s'est transformée en ennui, puis depuis peu en lassitude, voir en une certaine impatience d'en finir avec ce contrat. L'humeur n'est pas bonne derrière mon bureau, encore moins derrière celui de ma chef dictateur, et avant de pêter définitivement un plomb en d'envoyer valser non pas les cages dorées et autres trucs en toc, mais bel et bien ce qui me titille la tête aujourd'hui, je préfère me concentrer quelques minutes sur toutes ces petites choses, non exhaustives heureusement, qui me font envie en ce moment, ou d'une manière générale, mais dans tous les cas qui me font du bien...

J'ai envie d'être à 16h, envie d'une bière, d'un hamburger, envie d'un bon verre de vin, envie de revoir Hairspray, Devdas, Big Fish et Sunshine, envie d'être au 28 pour un spectacle à l'opéra Garnier, envie d'un café, d'aller déjeuner, une énorme envie d'embrasser l'homme que j'aime, envie de lui dire à quel point je l'aime, envie de patauger dans la mer, de lézarder sur le sable, de construire des douves autours de nos serviettes, envie de gratouiller le bidou noir et blanc du chat écrivain, envie de me remettre à écrire, de finir mes projets Babel et Lotus à l'abandon depuis des mois, envie d'aller voir Frida au théatre le Mery, envie d'une nouvelle PsP, de jouer au Sims ou d'atteindre le niveau 70 à World of Warcraft, envie d'écouter la bande originale de la dernière tentation du Christ, envie de me remettre à la création web, de mettre à jour ce blog, de me remettre sérieusement à lire, envie de voir mon futur projet professionnel se réaliser, d'une soirée au champagne, envie de rentrer à la maison, d'un calin devant Le coeur à ses raisons, Prison break ou Heroes, envie d'étreindre mon homme, de faire l'amour avec lui et m'endormir contre lui, envie de soleil, de bronzer, d'avoir chaud, envie de balades à la Réunion, envie d'aller en Chine, au Pérou ou à New York, envie de passer un coup de fil à la reine mêre, envie de manger une pizza sur le parquet, envie que le titillement de m'engager chez Aides devienne le courage et l'envie de le faire, envie d'une cigarette, d'un petit apéro whisky et surimis, envie de visiter les invalides ou le Louvre, envie de lire le dernier Werber, Le grand secret, le dernier Harry Potter ou Triangles Roses, envie d'être vite au mariage de ma petite cousine, envie d'une balade dans les bois ou sur la plage, d'un grand bol d'air au sommet d'un volcan, envie d'un p'tit toutou noir et blanc pour être assorti au chat écrivain, de m'acheter un maillot de bain, envie que la volière puisse être plus qu'un délire de copains, d'organiser des soirées à nouveau, de voir jouer mon meilleur ami au théatre ou son premier rôle au ciné pour le plaisir de le féliciter, puis le charrier un peu, envie d'une grosse soirée avec tous mes amis, envie d'une sieste à l'ombre de mon marronier planté il y a 25 ans, envie d'un bouquet de fleurs, d'offrir des fleurs, d'apprendre le Chinois et l'Espagnol, de ne pas manquer d'argent, de continuer à vivre ce qui me rend heureux depuis 3 mois, envie que mon Zhom soit heureux aussi, de le voir sourire, faire le con et rire, envie d'une nouvelle chemise et de nouvelles pompes de ville, envie d'un massage, d'ailleurs j'ai aussi envie d'apprendre à les faire, envie de bananes, envie de voir Vanessa Paradis en concert, envie d'écrire à ma grand-mêre, envie d'apprendre à jouer de la guitare, envie de partir, enfin, en vacances...

Et surtout... Surtout...
Envie de ne jamais manquer d'envies...

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"T'es beau comme garçon".

Enorme coup de coeur, depuis deux ans déjà, pour la pétillante Clarika, découverte lors des premières parties de Zazie lors de son "Rodeo Tour", à Orléans, puis à Paris Bercy. Non seulement ses textes sont absolument géniaux, parfois drôles, parfois touchants, parfois carrément plus durs, mais le talent de cette chanteuse est tout simplement énorme.

Clarika est vraiment à découvrir, déjà au travers de ses quatre albums studios, dont le dernier "Joker", sorti en 2006 est excellent, mais surtout, à voir et revoir sur scène. Lors de la dernière fête de l'humanité au Bourget, elle nous a donné un concert plein d'énergie, d'humour, et musicalement irréprochable. Le public était plus que conquis et surtout complètement comblé.

Je suis heureux de vous faire découvrir Clarika, son humour et son talent au travers de cette chanson "T'es beau comme garçon"

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A y est, on part !

Cela faisait un mois qu'on en parlait avec mon Zhom, tout doucement, puis de plus en plus, et finalement avec une frénésie proche de la folie tellement l'envie et l'impatience ont finis par convertir tout raison. Cette fois, ça y est, c'est sûr, nous decollerons le 31 Octobre au soir vers la Réunion pour quinze jours de vacances au soleil. Nous allons prendre un plaisir fou à patauger au milieu des poissons coffre, à arpenter les pentes escarpées des cirques du volcan, nous noyer joyeusement, enfin, surtout moi, tant je suis doué, avec masques et tubas, nous prendre quelques épines d'oursins dans les pieds, et peut-être même nous faire dévorer par quelques requins égarés, non sans avoir eu le plaisir, avant, d'admirer dauphins et baleines.

Cette fois, c'est sûr, nous partons. Hier, jour symbolique de nos deux mois, ne pouvait pas être un meilleur jour pour acheter nos billets d'avion. Une petite vingtaine de minutes passées à la boutique Air France des invalides, et nous voilà partis déjeuner en zamoureux dans le quartier, le sourire aux lèvres, et surtout, les billets dans les poches. Un déjeuner de rêveries sur les envies à venir, ce que l'on fera, ce que l'on verra, et tous les magnifiques souvenirs que nous ramènerons de là-bas, en plus des centaines de photos que je ne manquerai bien entendu pas de faire. 

 

 

 

En attendant, et avant de se lancer dans la vague frénétique du shopping de maillots de bains et autres vêtements légers, il va nous falloir prendre notre mal en patience et compter les jours qui passerons, pendant lesquels nous ne pourrons bien certainement pas nous empecher de rêvasser encore et d'être plein d'un plaisir d'avance...

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"Hairspray".

"Malgré son physique passablement arrondi, la jeune Tracy n'a qu'une idée en tête : danser dans la célèbre émission de Corny Collins. Par chance, ce dernier assiste à une de ses performances au lycée et lui propose de venir rejoindre son équipe. Tracy devient instantanément une star, s'attirant du même coup la jalousie d'Amber, qui régnait jusqu'ici sur le show.
La chance de Tracy tourne lorsque, après avoir été témoin d'une injustice raciale, elle se retrouve poursuivie par la police pour avoir marché à la tête d'une manifestation pour l'intégration des Noirs. Désormais en cavale, ses chances d'affronter Amber au cours de la finale et de remporter le titre de " Miss Hairspray " semblent bien compromises..."

A l'origine, "hairspray" est un film du réalisateur John Waters, sorti en 1988, avec Sonny Bono et Divine. Après le succès du film, "hairspray" devint une comédie musicale à Broadway qui connu également un immense succès et fut récompensée de huit Tony Awards, équivalent de nos Molières. L'histoire de base est une hymne à la tolérance, sous toutes ses formes et nous transporte dans une sorte de tourbillon dansant plein de bonne humeur.

Adam Shankman ("Un mariage trop parfait", "baby-sittor"), réalisateur de cette troisième version, reprend à son compte les deux précédentes et les adaptes librement, pour en faire une oeuvre colorée et dynamique. Aux musiques d'origines retravaillées pour l'occasion, il en ajoute, avec la complicité de Marc Shaiman, de nouvelles, toutes pleines d'énergie. Il faut dire que toute la bande son du film est absolument irréprochable, et donne carrément envie au spectateur de battre la mesure, de se lever, de danser, et d'applaudir à la fin.

A la musique de qualité, c'est un casting exceptionnel qui apporte sa voix. On retrouve ainsi un John Travolta ("grease", "Pulp fiction"), reprennant ici le rôle tenu précédemment par Divine, grimé de façon exceptionnelle interprétant le rôle de la mêre de la jeune Tracy, joué par Nicole Blonsky dont c'est le premier rôle au cinéma. Elle avait d'ailleurs été refoulée au casting de la version sur scène, faisant ici un joli pied de nez aux directeurs de castings. Mais le casting est aussi riche d'une Michelle Pfeiffer ("Esprits rebelles", "Apparences") absolument délicieuse de grace et de méchanceté, d'un Christopher Walken ("The addiction", "Batman le défi") aussi loufoque que plein de tendresse, et pour finir de la "Big, blonde and beautiful" Queen latifah ("Chicago", "Spin city"). Se joignent aussi à eux James Mardsen ("X-men") incarnant le présentateur de la célèbre émission du même nom, ainsi que le jeune Zach Efron, plus connu jusqu'alors dans ses rôles à la télévision. Parmis les second rôles,  on remarquera très vite la pétillante Amanda Bynes et l'excellent danseur qu'est Elijah kelley. John Waters, créateur et réalisateur dela première version, se paye même le luxe de faire une très courte apparition dans le rôle de l'exhibitioniste.

Chacun ici incarne son rôle à la perfection, ce qui donne au plat "Hairspray" un gout de "revenez-y" vraiment très savoureux et subtil. L'ambiance du film apporte très vite le sourire au lèvres, donne envie de chanter et danser avec les comédiens, donne des envies de choucroute années 60 sur la tête et de froufrous dans les jupes, et permet surtout au spectateur de ressortir comblé de sa scéance.

"You can't stop the beat !"

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Welcome Brice et Muriel !

S'improviser grand maitre des poissons n'est pas une chose aisée, loin de là. On prend bien soin de changer l'eau régulièrement, de donner de gourmands repas à son petit pensionnaire, de regarder chaque matin si tout va bien, chaque soir aussi, et de dire "Bonjour Bubulle, Bonne nuit Bubulle", comme s'il s'agissait d'un membre de la famille. D'ailleurs, s'en est un, puisque mine de rien, l'on fini quand même par s'habituer à cette présence aquatique dans le salon, et même à s'y attacher un peu...

Hélas, ça ne fait pas tout, et tous les soins apportés, lorsque l'on est un novice de la vie aquatique, sont bien maladroits, on oublie toujours quelque chose. Bubulle s'en est allé, Vendredi soir...

Pas de déséspoir, ni de deuil, juste une tristesse de n'avoir su s'occuper correctement de son petit protégé. Qu'à cela ne tienne, nous voilà partis, mon Zhom et moi, à la recherche d'un nouveau compagnon à nageoires, en parcourant les animaleries des quais de Seine, sans oublier de jeter un oeil aux petits Dogs Français au passage. Aquarium, pompe, aspirateur à gravier et autre produit pour aider l'ecosystème à se mettre en place, nous voici donc armés pour acceuillir nos deux nouveaux petits habitants.

Brice le noir et orange surfant joyeusement dans le courant artificiel et Muriel la blanche et rouge virevoltant gaiement toutes nageoires au gré des eaux, ont donc fait leur entrée remarquée Samedi dans notre petit monde...

"Doucement dehors, il y des poissons qui dorment !" 

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"Dark City".

"Se réveillant sans aucun souvenir dans une chambre d'hôtel impersonnelle, John Murdoch découvre bientôt qu'il est recherché pour une série de meurtres sadiques. Traqué par l'inspecteur Bumstead, il cherche à retrouver la mémoire et ainsi comprendre qui il est. Il s'enfonce dans un labyrinthe mystérieux où il croise des créatures douées de pouvoirs effrayants. Grâce au docteur Schreber, Murdoch réussit à se remémorer certains détails de son passé trouble."

L'ambiance de ce film n'est pas sans rappeler celle de "BladeRunner", sorti presque vingt ans plus tôt, à tel point qu'on peut se demander si ce film culte n'est pas une sorte de référence, tout comme le film de Jeunet et Caro, "la cité des enfants perdus", duquel on semble parfois retrouver certaines ambiances. Toutefois, ici, tout va beaucoup plus vite, il n'est pas de temps pour le sommeil pour le héros, contrairement aux autres habitants de cette ville plongée dans la nuit qui sombrent dans une sorte de comas dès les douze coups de minuits sonnés. Sommeil artificiel, certes, mais personne, jamais, ne se réveille en restant le même. les habitants passent ainsi, en l'espace de quelques heures, d'une vie à l'autre. Combien de vie chacun à eu ces derniers jours, personne, pas même les protagonistes, ne peut le dire. Alors que chacun se voit volé ses souvenirs, pour en retrouver d'autres, de mystérieux hommes en noir, à la peau pâle, déambulent dans les rues sombres à la poursuite des héros de l'histoire.

C'est donc à John Murdoch, interprété par Rufus Sewell (Hamlet, la légende de Zorro), qu'il revient non seulement de retrouver son identité volée, mais aussi de déméler l'intrique de ce thriller fantastique à l'ambiance sombre, mais néamoins envoutante. Pour se faire, il est aidé de la superbe Jennifer Connely (Il était une fois en Amérique, Requiem for a dream), qui joue le rôle de son épouse, et du troublant Kiefer Sutherland (24 heures, L'expérience interdite) qui interprète ici un médecin tellement ambigüe qu'on se demande quelle place ont la folie, la peur ou la conscience dans son personnage énigmatique. Bien entendu, les mystérieux hommes en noir ne comptent pas une seconde voir leur secret révélé, et le film se passe comme une sorte de chasse à l'homme entre des rues qui se forment, d'autres qui disparaissent, des immeubles sortis de nulle part, dans les méandres de la pensée humaine. 

L'imagerie, l'ambiance, la part de rêve de chacun, tout a sa place dans la réussite extraordinaire de ce film. Même la musique, magistrale, de Trevor Jones, déjà connu pour ses compositions dans des films comme "From Hell", "Loch ness" ou "Mississipi burning". On fini par être à la recherche de cette vérité improbable nous aussi, sans aucun temps mort, sans longueurs, jusqu'au dénouement final, dans la plus pure tradition des films fantastiques.

Ce film est à voir, à revoir sans doute, pour dénicher toujours un peu plus les petits détails, les quelques indices, laissés ça et là par le réalisateur pour paufiner son petit chef-d'oeuvre, et si vous ne l'avez pas encore vu, je vous invite très vivement à le faire... 

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