"Cabaret paradis".
Shirley et Dino, tout le monde connaît, ou tout du moins, en a déjà entendu parler. Mais si voyons, faites un effort de mémoire. Un grand gaillard un peu bête avec un nez énorme, accoutré d’un magnifique costume année 50 à côté duquel mon costume orange fluo du nouvel an paraît extrêmement moderne, et sa cousine, une pintade rose bonbon royalement idiote à la voix criarde et au rire de dinde. Ca vous revient ? Bien.
Shirley et Dino, donc, faisaient déjà salle comble dans les cabarets, puis dans les théâtres, et ont gagné leur popularité, non seulement grâce à leurs passages dans l’émission de Patrick Sébastien, mais aussi grâce à un savoureux retour à l’humour des années 50, non gras, non vulgaire, tout en finesse et en bêtise. Un vrai régal.
Et bien les voici aujourd’hui qui débarquent sur grand écran dans un film écris par leurs parents de la vraie vie, Gilles et Corinne Benizio, dont le titre nous permet tout de suite de savoir ce à quoi il faut s’attendre : «Cabaret Paradis», dont l’histoire est aussi simple que prévisible. Rien de grave à cela, le but n’est pas de présenter un chef-d’œuvre, mais de transposer les meilleurs gags écrits pour la scène sur grand écran. Seulement ce qui marche sur scène avec un public qui réagit et qui crée une interactivité, ne marche pas forcément au cinéma. Ainsi, il est délicat de rire aux éclats devant les bêtises de Shirley, déjà lorsqu’on a déjà vu le gag mainte fois en DVD, mais que le rire nous est suggéré par un public figurant et pas franchement communicatif. Toutefois, il reste de très bonnes idées dans le film, interprété avec talent par ses auteurs qui ne trahissent pas leurs personnages, ni le public, et il se laisse regarder tout de même, avec plaisir et avec le sourire.
Par Akhen, Lundi 24 Avril 2006 à 08:48 GMT+2 dans Cinéma (article, RSS)





