Le temple d'Akhen

Migration : Barcelone.

La première partie de l’épopée Perpignanaise est terminée. Les valises sont prêtes, les yeux à peine ouverts, les heures de sommeil trop peu nombreuses, l’excitation est à son comble. Barcelone, nous voilà !

Barcelone - été 2006.

Neuvième jour.
L’homme du soleil est le dernier levé, El babillote n’en finit pas dans la salle de bain, et le pauvre esclave que je suis a préparé toutes les valises, tous les sandwiches, a fait le ménage à fond, arrosé toutes les plantes… Et je crois que je vais arrêter ici les élucubrations d’Akhen parce qu’hombre del sol me regarde d’un sale œil, et je ne voudrais pas me faire frapper une nouvelle fois. Je disais donc…
Nous nous sommes tous levés un peu fatigués après une nuit de fête bien longue et un sommeil trop court, pour préparer rapidement nos bagages et sauter dans le bolide d’un homme du très sud surexcité par cette épopée Espagnole. Quelques cheveux blancs après m’être aperçu de l’oubli de mes papiers d’identité à Paris, et nous voilà en route. Le voyage fût bien paisible, bercé par les chansons de Daho et de Zazie. El Babillote et moi-même nous sommes offerts le luxe d’un petit dodo supplémentaire tandis que notre chauffeur de choc et surtout de charme (violons), nous conduisait à travers cette magnifique Espagne dont nous n’avons aperçu que quelques morceaux de montagne.
Barcelone est toujours aussi belle et me donne toujours autant envie de déambuler dans les vieilles rues du Gotic, de flâner sur Las Ramblas en admirant tous ses mimes, de grignoter des Tapas en terrasse, de marcher le long des immenses avenues droites qui séparent les carrés de quartier. C’est ce que nous avons fait juste après avoir posé nos valises dans la pension du quartier de l’université où nous allons loger les deux prochaines nuits, et après une petite sieste réparatrice. El Babillote ne connaît pas du tout la ville et nous nous faisons un plaisir de lui montrer les endroits que nous aimons : Le marché San Josep, la placa Real, le quartier de la cathédrale, la place Sant Jaume et l’immense placa Catalunya et son célèbre Corte Inglès.
Nous avons ensuite commencé la fiesta, façon Espagnole, avec sa tournée des bars branchés de la ville. Et de un, et de deux, et de trois, et de quatre, et direction une discothèque phénoménale où le Dieu boulle à facette n’a jamais été adoré aussi bien que ça. La musique dans tous ces lieux est absolument excellente, et les endroits branchés en France vont devoir s’inspirer de l’ambiance festive s’ils souhaitent me garder un peu. Tout le monde danse partout, c’est la fête, les gens sont là pour ça, et c’est un bonheur.
Le petit matin et les premiers rayons du soleil ont eu raison des dernières perles d’énergie qu’il nous restait. Epuisés, mais ravis, nous nous sommes allongés pour sombrer, quelques très courtes heures, dans un sommeil bien agréable, et très réparateur.

Dixième jour.
Cette nouvelle journée qui commence après un bon dodo, extrêmement ensoleillée, est consacrée à la promenade dans la vieille ville de Barcelone. A nouveau, nous avons fait visiter nos lieux familiers à El Babillote, en en découvrant parfois nous même. Notre périple emmène doucement vers la plage de Barcelone, nous arrêtant pour regarder les petits objets artisanaux réservés aux touristes, mais tout de même bien attrayants.
La plage, bondée, mais délicieusement attirante, nous apporte ce petit goût de vacances supplémentaire, même si celui-là n’était pas forcément nécessaire. Le bruit des vagues apporte tout de même ce petit plus dans notre périple. Installés à la terrasse d’une paillote, nous avons dégusté le moment tranquillement. Que c’est bon d’être là, que cela va être difficile de repartir encore. J’aime décidément cette ville…
La soirée se passe de la même manière, exactement, que la veille. La fiesta, encore la fiesta, toujours la fiesta. Nous sommes venus pour ça, on se régale, c’est un bonheur…

Onzième jour : retour à Perpignan.
Pas de grasse matinée pour cette nouvelle journée Espagnole. Nous profitons une dernière fois de la vue typiquement Barcelonaise de la fenêtre de notre chambre. Une dernière conversation avec Nicolas et Luis, les propriétaires charmants des lieux, et nous voici déjà repartis dans la voiture avec chauffeur de choc et de charme (violons à nouveau). La visite des derniers lieux typiques comme la Sagrada Familia se fera en voiture, il y a trop de monde, trop peu de temps, et pourtant lorsque je vois les flèches majestueuses de la cathédrale de Gaudi, je meurs d’envie de remonter là haut à nouveau.
Barcelone est donc déjà derrière nous, un sandwich mangé rapidement sur la route et la frontière se trouve déjà derrière elle aussi. Nous arrivons à Perpignan épuisés de cette migration Barcelonaise, mais le temps de nous poser nous manque. Déjà, El Babillote secoue son petit mouchoir à la fenêtre de son TGV, et nous voici à nouveaux seuls, l’homme du soleil et moi-même, pour une soirée très calme, de repos, et malheureusement d’insomnie pour nous deux. Il fait lourd, le rythme Espagnol est pris, la fatigue est pourtant bien là.
Nous arrivons toutefois à aller nous coucher, à nouveau au petit matin, après avoir discuté longuement sur la terrasse du palais de mon hôte.

Les vacances seront bientôt finies. C’est dommage.
Bientôt le retour Parisien et le dernier week-end de fête avec l’homme du soleil en prime et toute la bande Parisienne en bonus, la déprime qui viendra sûrement juste derrière une fois retrouvée ma petite pièce du quinzième, au huitième étage sans ascenseur.

Vos commentaires

1 Le Jeudi 22 Juin 2006 à 11:32 GMT+2, par Henri-Pierre

Que suerte tienes de estar en esa ciudad tan encantadora.
Un besito

2 Le Jeudi 22 Juin 2006 à 21:37 GMT+2, par Phoenix

Comme je t'envie... mon dieu que je t'envie !!
Bientot le retour soit !! Mais quels souvenirs !! ;-)

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