Migration : Perpignan, acte final.
Pas vraiment, non…
Douzième jour.
Le repos, la paresse, l’oisiveté, le repos encore. L’épopée espagnole nous a épuisée, et s’il est encore difficile, même lorsque nous ne sortons pas, de nous coucher à des heures correctes, les matinées, elles, restent toujours aussi grasses. Nous nous traînons, nous tournons presque en rond. Il n’y a pas d’envie de sortir, juste celle d’être au calme, ensemble, et de parler de notre week-end à Barcelone, des évènements des vacances, de ce qui nous attend après, de ce qu’on aura envie de faire. C’est une journée sans sortir, où l’on refait le monde, tout simplement. C’est encore une fois le petit matin qui verra les yeux se fermer.
Treizième jour.
Ce soir, c’est la fête de la musique, ainsi que la dernière soirée à Perpignan. Journée repos après énorme grasse matinée, à nouveau. J’ai l’impression d’avoir passé mes vacances à danser, boire et dormir. Ce n’est pas tout à fait faux finalement. La journée, à nouveau, ne sert çà rien d’autre qu’au repos. C’est surtout la dernière soirée, au son des concerts et en dégustant des pizzas, puis de délicieux verres de boissons d’orge, dans tous les lieux visités en deux semaines, qui est intéressante. On y retrouve toutes les personnes croisées pendant cette parenthèse de vie dans le très sud. Là, j’ai envie d’embrasser tout le monde, de leur dire merci pour leurs sourires, leurs rires, et ne pas m’avoir donné l’impression d’être le Parigot de service.
Bisous à Françoise, Claude et Gilles, Claude et Fabrice, le sexy Nicolas, le beau Damien, le t-shirt rose qui a provoqué la guerre, tous ceux pour qui ça a été la guerre après lui, Jérôme, Thierry, Maxime, Stéphane et tous les autres que j’ai croisés lors de nos folles nuits Perpignanaises… Allez !… A bientôt, sans aucun doute…
Dernière nuit… Première insomnie…
Quatorzième jour.
Rien de passionnant, c’est déprimant. Les valises se font, les billets sont à leur place, rien n’a été oublié. Les valises sont énormes, lourdes. Elles se traînent sur la route qui mène à la gare, à pied. Je remonte dans le même train qui m’a amené ici, il y a deux semaines, mais accompagné cette fois de mon fidèle compagnon l’homme du soleil. Amis, définitivement oui !
Le retour Parisien a eu lieu…
La vie Parisienne m’a rattrapée dès le quai de la gare. Son stress, ses odeurs, sa vitesse et ses emmerdes. Ce n’est pas grave… Rien n’est grave…
J’ai voulu ces deux semaines loin de Paris pour laisser derrière moi ce qui a rendu ma vie si difficile cette année, ce n’est pas pour me le reprendre en pleine figure dès le retour. Je suis parti fatigué et fragile…
Je rentre indestructible !
Par Akhen, Mardi 27 Juin 2006 à 22:12 GMT+2 dans Migrations (article, RSS)



