Le temple d'Akhen

"Silent Hill".


Silent Hill

Pour ceux qui me lisent ou me connaissent, vous le savez, les jeux vidéos et moi, c’est une grande histoire d’amour. Fan depuis quelques années de la saga «Silent Hill» qui comprend déjà quatre épisodes tous aussi terrifiants les uns que les autres, il était normal que je me jette sans réfléchir dans son adaptation cinématographique. Dans la version game, il s’agit d’une sorte d’univers parallèle étrange où le héros semble toujours à la recherche de quelqu’un, parfois aussi de soi-même dans une ville étrange et angoissante, nommée Silent Hill, habitée par des personnalités aussi rarissimes que curieuses…

L’adaptation du jeu à l’écran, réalisée par Christophe Gans (Crying freeman, Le pacte des loups) respecte totalement l’univers bien connu des fans de la saga, et en voici le synopsis : «De plus en plus souvent, la petite Sharon rêve d'une ville abandonnée, Silent Hill. Sa mère, Rose (Phone game, Pitch black), décidée à comprendre l'étrange mal dont souffre son enfant, décide de l'accompagner sur place. Alors qu'elles pénètrent dans cet univers lugubre, Sharon disparaît. Rose se lance à sa poursuite, mais se rend vite compte que ce lieu étrange ne ressemble à rien de normal. Noyée dans le brouillard, peuplée d'étranges créatures, hantée par des ténèbres vivantes qui dévorent littéralement tout ce qu'elles touchent, cette dimension va peu à peu livrer ses terrifiants secrets...
Avec l'aide de Cybil (Les 4 fantastiques, The X-files), de la police locale, Rose se jette dans une quête éperdue pour arracher sa fille au monde de Silent Hill. D'indices en épreuves, elle va découvrir tout ce que Sharon risque et ce qu'elle représente dans une malédiction qui dépasse tout...»

L’angoisse est au rendez-vous. Pas cette sorte d’angoisse qui vous oblige à vous cacher derrière votre siège, mais plutôt une atmosphère qui vous rend extrêmement mal à l’aise. On redoute très vite la sirène surgie de nulle part, le changement de dimension et ce brouillard si épais qu’on se demande toujours ce qui pourrait en surgir à moins de trente centimètres de soi. Le film est bien joué, aussi bien par la petite qui joue le rôle de Shannon que par les adultes mis à mal dans cette horrible petite ville. Les effets spéciaux, maquillages et autres éléments présents pour nous plonger nous aussi dans Silent Hill sont tous aussi bons les uns que les autres et l'on sent qu’un soin particulier a été donné à l’ambiance générale.
Pour une fois, on échappe enfin au traditionnel happy end pour une fin plus surprenante et étrangement poétique pour ce genre de film. Je vous conseille en tout cas de le voir, que vous soyez adepte de la saga ou non.

Vos commentaires

1 Le Mercredi 30 Aout 2006 à 20:27 GMT+2, par liz

je l'ai vu ce film je trouve que c'est la meilleure adaptation d'un jeux vidéo, en + le film est très psychologique, moi qui adore ça. Certains de mon entourage n'ont pas apprécié, car il ne fait pas peur -_-

2 Le Mardi 26 Septembre 2006 à 08:40 GMT+2, par Caramia

J'ai beaucoup aimé cette adaptation. Effectivement, Gans a respecté l'univers à la fois graphique et psychologique du film, et a su retranscrire visuellement ce qui aurait pu être difficile à montrer (je pense au moment où les univers "basculent" dans le jeu notamment). Cependant, si je trouve aussi que la fin est bien, je n'adhère pas vraiment à la tentative d'explication que le scénariste nous propose... La beauté du jeu réside dans son mystère, et c'est vraiment frustrant pour l'imagination quand le cinéma tente à tout prix de nous donner le pourquoi du comment. MAis bon, c'est sans doute le seul défaut du film !

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