"Vol 93".
"11 septembre 2001. 4 avions sont détournés par des terroristes dans le but d'être crashés à New York et à Washington. 3 atteindrons leur cible, pas le vol 93.
En temps réel, les 90 minutes qui se sont écoulées entre le moment où l'appareil a été détourné et celui où il s'est écrasé après que ses passagers, mis au courant par téléphone portable des attaques contre le World Trade Center à New York, eurent décidé de se sacrifier pour éviter que l'appareil atteigne Washington."
Évidemment, tout le monde sait dans quelle horreur humaine le monde est entré le 11 Septembre 2001. Bien entendu, tout le monde se souvient de ce qu'il faisait ce jour là, au moment où les événements se sont produits. Pour ma part, je sortais d'un entretien d'embauche...
J'ai toujours été un peu rétissent pour visionner les films traitant de ce sujet, jugeant que les événements étaient beaucoup trop proches pour pouvoir se permettre de mettre en marche une machine commerciale autour. Pourtant, nombre de courts-métrages, documentaires et autres longs métrages on déjà été réalisés sur le sujet, et malgré tout, je dois reconnaître que "Vol 93" me faisait envie. Je l'ai donc visionné hier soir, en DvD, bien installé dans mon lit avec le chat écrivain pour me servir de bouillotte.
Réalisé par Paul Greengrass (La mort dans la peau, Bloody Sunday) en 2006, "Vol 93" démarre tout doucement. Le film se veut être tourné en temps réel, pour permettre au spectateur une immersion totale dans la dernière heure et demi d'une Amérique en paix. Tout se met en place, lentement, depuis l'embarquement des passagers jusqu'à l'image finale, choc. Le film nous entraîne dans l'avion avec les passagers, l'équipage et les terroristes fanatiques. Ainsi, nous devenons les passagers supplémentaires, pris en otages également, et nous allons nous crasher avec eux ! La dernière image du film est d'ailleurs celle qu'ont probablement vus les passagers du vol 93.
Ainsi, tout est crescendo dans le film, et ce léger sentiment d'ennui qu'ont peut être tenté de ressentir au début s'envole vite, en même temps que l'avion lui-même, au fur et à mesure que les événements de cette journée terrible se déroulent. On ressent bien toute cette panique et cette confusion qu'on vécu aussi bien les militaires que les contrôleurs aériens, avant de comprendre toute l'horreur qui naissait ce jour là. Rien ne semble dissimulé au spectateur, jusqu'aux informations contradictoires qui circulent, au point que nous même, on fini par se demander où sont passés ces bon sang d'avions, combien sont-ils, et ce que ça peut bien vouloir dire...
Et pourtant, nous, on la connaît déjà l'issue...
Je ne suis pas déçu une seconde par ce film, qui risque d'ennuyer toutefois les amateurs de films catastrophe, catégorie dans laquelle "Vol 93" est classifié. Il risque d'ennuyer aussi les accrocs aux films d'aventure. Ici, c'est la vie d'une poignée de passagers qui ont tenté le tout pour le tout pour essayer de survivre à l'inévitable que l'on nous raconte.
C'est ainsi que l'on crée les héros, dans le rêve Américain.
Par Akhen, Mercredi 31 Janvier 2007 à 13:59 GMT+2 dans Cinéma (article, RSS)



