Le temple d'Akhen

"Le papillon des étoiles".

"Notre planète court à sa perte…
Décidant d'aller voir si l'aventure humaine peut recommencer ailleurs, un jeune ingénieur en aéronautique conçoit et fabrique alors un gigantesque " papillon céleste ", capable de se propulser dans le vide interstellaire. A bord du vaisseau, 144 000 personnes et tout un matériel biologique, animal et végétal, nécessaire à la survie de plusieurs générations. Mais à peine dépassé le système solaire, l'intempérance, la nostalgie, la jalousie, la haine détruisent le beau rêve de ce voyage. Quand le vaisseau arrive à destination, ils sont encore six à bord alors que la navette nodule prévue pour descendre sur la nouvelle Terre ne contient que deux places pour les Adam et Ève de ce monde futur…"

Telle est l'histoire du "Papillon des étoiles", le dernier roman de Bernard Werber, l'un des auteurs Français remportant le plus de succès à la sortie de chacun de ses livres. En effet, depuis "Les fourmis" sorti en 1991, qui a remporté un immense succès qui fût confirmé par les sorties du "Jour des fourmis", "La révolution des fourmis", "Les thanatonautes" ou encore "Le père de nos pères", chacun de ses livres a été un best-seller. Bernard Werber s'est quelque part spécialisé dans les livres à suites, les trilogies généralement, ce qui le rend particulièrement énervant pour ses fans qui attendent parfois plusieurs années avant d'avoir le tome final d'une saga. Cest le cas notamment pour le dernier volume de la série des "Thanatonautes", dont l'auteur s'est amusé à faire un troisième tome en... 3 parties...
Bernard Werber a aussi écris une pièce de théâtre, a collaboré à une série de bandes dessinées et son premier long métrage sortira au cinéma dans quelques jours.

"Le papillon des étoiles" semble, pour une fois, être un livre unique. Quelque part, je serais tenté de dire "tant mieux".
On retrouve bien tout le style propre à Bernard Werber, sa façon de rédiger et le rythme cher à l'auteur. L'histoire, en soi, n'a rien de bien étonnante, et à la limite, le dénouement est presque trop facile, trop prévisible et on se retrouve avec une sorte de relecture de la genèse "made in Werber". Tout commence doucement, pour finir par s'emballer sur les trois dernier chapitres, si bien qu'on fini par se dire que l'auteur a soit manqué d'imagination, soit a décidé de finir son livre dans l'urgence.

Je suis pourtant un fan inconditionnel de Bernard Werber, j'ai lu tous ses livres et ses nouvelles, mais pour la première fois, je me retrouve déçu par son travail, et j'en arrive à souhaiter qu'il m'écrive un quatrième tome des "fourmis", domaine où il excelle.

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