"L'arbre des possibles".
Après s'être interessé à l'infiniment petit, puis à l'infiniment grand,
Bernard Werber s'interesse avec "l'arbre des possible" à l'infiniment
court. En effet, le désormais célèbre auteur de la non moins célèbre
trilogie "Les fourmis", rassemble dans ce livre une vingtaine de
nouvelles, essais et autres plans de travail utilisés par la suite pour certains de ses romans.
Pour ceux qui ne connaissent pas Bernard Werber ou ne l'ont jamais lu,
son écriture est un mélange de science-fiction particulièrement bien
fouillée et recherchée et de faits scientifiques réels, preuves à l'appui grâce quelques petits encarts bien placés au milieu des chapitres, baptisés "l'encyclopédie du savoir relatif et absolu".
Un mélange de
science et de fiction dans le plus pur sens des deux thermes car il donne
dans ses romans la plus grande valeur à ce petit mot composé
"science-fiction".
Son tout premier livre "Les fourmis" sorti en 1991,
est désormais un best-seller et presqu'un livre culte pour des millions
de lecteurs à travers le monde. En effet, tous ses romans sont traduits
en plusieurs dizaines de langues. "Les fourmis" fut suivi par "Le jour
des fourmis", puis, pour clore la trilogie "La révolution des fourmis".
Entre temps, Bernard Werber s'attaque à deux autres trilogies, tout
d'abord "les tanathonautes" suivi de "l'empire des anges" ainsi que les trois tomes de "Nous les Dieux", puis "le père
de nos père" suivi de "l'ultime secret". J'ai déja parlé, dans un précédent article, de son dernier roman indépendant "Le papillon des étoiles".
Enfin, Werber s'est également attaqué au théatre, puis au cinéma avec "Nos amis les terriens", ainsi qu'à la bande dessinée, comme auteur.
"L'arbre des possibles" est donc un subtil mélange de tout le talent de
Bernard Werber. Ceux qui, comme moi, ont lu tous ses livres et suivent son travail,
reconnaitront en tous points son style d'écriture, parfois très
surprenant, parfois facile, parfois facinant, parfois dérangeant, mais
à chaque fois absolument excellent.
Voici un bref appercu de quelques nouvelles du livre :
- "Apprenons à les aimer" est un façon de transposer l'être humain par les yeux d'êtres supérieurs.
- "Vacances à Montfaucon" est une sorte de retour vers le futur à la sauce Werber. L'une des meilleures nouvelles du livre.
- "L'arbre des possibles" est l'une des sources du livre "le père de
nos pères" où l'on retrouve la description de l'arbre d'Isidore
permettant une évaluation de tous les futurs de l'humanité.
- "Le mystère du chiffre" est une nouvelle amusante où Werber décrit un monde où l'on ne sait pas compter au delà de 18.
- "L'ermite absolu" est l'une de mes préférées. Un homme qui souhaite
fouiller toujours plus loin dans ses connaissances acquises au point de
n'être plus qu'un cerveau en bocal. On retrouve quelques traces de
"l'ultime secret" dans cette nouvelle.
- "Du pain et des jeux" ou la plus belles des parodies du football et de la guerre dans le monde.
- "Attention, fragile" est aussi une de mes préférées où un petit
garçon apprend avec son papa à faire vivre un univers en bocal.
- "L'ami silencieux" est pour moi la plus triste, où l'on retrouve l'un des personnages clés de Werber, le détective Isidore.
- "L'école des jeunes Dieux" est la source de travail des suites aux "Thanatonautes" où Werber exploite l'infiniment divin.
Pour les fans de Bernard Werber, je pense que ce livre est une bonne
façon d'aller plus loin dans son oeuvre. Pour les personnes qui ne l'on
jamais lu ou peu, c'est, je pense une bonne source pour apprendre à
connaitre sa façon d'écrire et son univers complexe et facinant, et en tous points une excellente entrée en matière.
Par Akhen, Mercredi 8 Aout 2007 à 14:22 GMT+2 dans La bibliothèque d'Akhen (article, RSS)



