Le temple d'Akhen

"L'heure d'été".

"C'est l'été. Dans la belle maison familiale Frédéric, Adrienne, Jérémie et leurs enfants fêtent les 75 ans de leur mère, Hélène Berthier, qui a consacré toute son existence à la postérité de l'oeuvre de l'oncle, le peintre Paul Berthier. La disparition soudaine d'Hélène, quelques mois plus tard, les obligera à se confronter avec les encombrants objets du passé. Cette famille, à l'apparence si heureuse, va-t-elle pouvoir rester unie ?"

Le sujet de départ de ce film était à priori plutot interessant, et le traitement de celui-ci, plutot une bonne idée. D'autant que la brochette de comédiens composant l'affiche de ce film était des plus intéressante : L'Oscarisée Juliette Binoche (Le patient Anglais, Le chocolat...), le blondinet Jérémie Rénier (Les amants criminels, Saint Cyr, Le pornographe...) et l'engagé Charles Berling (Nettoyage à sec, L'homme de sa vie...).
Pourtant, malgré l'affiche et le sujet, le film peine non seulement à convaincre, mais aussi à accrocher le public.Tout d'abord, le sujet de départ, à savoir la perte de la mêre laissant un patrimoine culturel important ne donne finalement que le coup d'envoie d'un film, après un prologue d'une longueur et d'un ennui terrifiants. Le sujet voulait que les enfants soient dans un dilemne quant au partage et la pérénité de ce patrimoine, mais aussi et surtout des souvenirs...
Mais il n'en est rien, tout se règle avec une facilité déconcertante malgré les désaccords survolés des enfants, pour au final partir dans des sous-histoires sans aucun interet ni lien avec le sujet du film.
Le spectateur s'y perd, s'ennui, déroche, ou même carrément s'endort tant le film est ennuyeux. Pour dire, même les comédiens donnent l'impression de s'ennuyer dans leur propre role, si bien qu'au bout de 45 minutes du films deux d'entre eux disparaissent carrément de l'histoire, à croire qu'ils ont déserté le plateau...

Finalement j'ai eu la sensation d'assister à un film raté où le réalisateur lui-même n'a pas su, ou n'a pas osé traiter son sujet plus en profondeur, de peur de heurter ou d'ennuyer le piblic sans doute. Son parti pris du survol jour hélas contre son film.

Je n'ai pas aimé du tout ce film qui m'a fait regretté d'avoir perdu ma soirée, alors que je me serais probablement plus amusé devant "Bienvenue chez le ch'tis" que je n'ai pourtant aucune envie de voir... 

Vos commentaires

1 Le Vendredi 23 Mai 2008 à 13:15 GMT+2, par Henri-Pierre

Tiens, moi j'ai beaucoup aimé.
Peut être parce que je suis particulièrement sensible au problème de la transmission (autre que matérielle s'entend).

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