Le temple d'Akhen

"Prête-moi ta main".

Prête-moi ta main

"La vie est facile pour Luis, 43 ans, célibataire heureux, épanoui dans son métier, aimé, choyé, couvé par sa mère et ses cinq soeurs. Cela aurait pu durer toute une vie, mais voilà...
Lassées de le materner, celles-ci décident qu'il est temps pour lui de se marier. Le plus vite possible ! Cerné par sa famille qui ne pense plus qu'à ça, il élabore un plan : trouver la femme parfaite qui va se faire passer pour sa fiancée et qui va lâchement l'abandonner le jour du mariage. Après ça, plus personne n'osera même plus prononcer le mot mariage devant lui. Mais comment trouver cette perle rare ? Luis ne voit plus alors qu'une solution : la louer !
Et justement, Emma, la soeur de son meilleur ami et collègue, vient d'arriver à Paris et cherche du travail. Ça y est, le plan est en route. Au bout, la liberté pour Luis. Les plans, c'est bien sur le papier. Mais dans la vie, ça peut s'emballer... "


Et comment que dans la vie ça peut s'emballer. On peut dire que le personnage de Luis, très bien joué par Alain Chabat (Les Nuls, Didier, Astérix et Cléopatre...) ne sera pas décu une minute par le tourbillon provoqué par son plan. Mais pas seulement par celui-ci, Emma, jouée par Charlote Gainsbourg (l'effrontée, la petite voleuse, Ma femme est une actrice...) n'y est pas pour rien. Pétillante, drôle, on trouve une Charlotte comme on aimerait la voir plus souvent au cinéma. Ce film est aussi l'occasion de réunir Charlotte Gainsbourg et Bernadette Lafont que l'on avait déjà vu ensemble à l'écran dans "l'effrontée" en 1985. Il faut dire que la petite et timide Charlotte a fait une belle carrière depuis, et même si l'on retrouve tojours dans son jeu des bribes de sa légendaire discrétion, l'on sent la femme plus épanouie, plus affirmée. La voir dans une comédie de ce style est trop rare, mais elle se prète à l'exercice avec le talent qui la caréctérise. La surprise est moindre concernant Alain Chabat dont le personnage est rodé depuis des années, ce qui ne dessert pas le film, l'acteur est talentueux et est à l'aise dans ce genre de films, il le prouve une fois de plus.

"Prête-moi ta main" est au final une bonne comédie, aux répliques sucrées-salées dosées avec talent et efficacité. On n'entre jamais ici dans le gras, le vulgaire et le facile, ce qui donne au film d'Eric Lartigau (Un ticket pour l'espace, mais qui a tué Pamela Rose...)tous les ingrédients du succès.

aucun commentaire - aucun rétrolien

"Marie-Antoinette".

Marie-Antoinette

Dans la série «je rattrape mon retard des derniers films que je suis allé voir au ciné il y a six mois», voici «Marie-Antoinette», le pur chef-d’œuvre de Sofia Coppola, déjà réalisatrice du magnifique «Virgin Suicide» et de l’étrange «Lost in translation» . Le film cartonne tellement qu’il est toujours à l’affiche et que je me tâte quand même sacrément pour aller le revoir tellement j’ai été emballé.

Inutile de refaire l’histoire de France, tout le monde la connaît… Enfin, normalement… Marie-Antoinette, jeune princesse Autrichienne de 14 ans débarque à la cour de France pour épouser en grande noce et dans la plus grande tradition des mariages politiques de l’époque, le jeune Louis, futur seizième du nom. Tout va bien dans le meilleur des mondes, Versailles, pouvoir, argent, belles toilettes, fêtes en tous genres, macarons et gentils toutous. Le couple royal profite de la vie, des joies de la cour, et accessoirement, gouverne un peu, particulièrement bien conseillés par des ministres sans ambitions ni goût du pouvoir, bien entendu… Il n’y a pas de vie en dehors de Versailles, pas de peuple, pas de misère…

Sofia Coppola n’a pas vraiment fait un film historique. Pas de révolution Française, pas de grandes décisions politiques, que néni, tout le monde s’en fiche. Ce qu’a voulu montrer Sofia Coppola, c’est surtout une certaine vision de la solitude et de l’ennui d’une jeune reine, en lui donnant finalement les même préoccupations que notre jeunesse actuelle, mais avec seulement les moyens de l’époque pour s’occuper. Tout est vu ici de l’intérieur même de la cour, et c’est le seul regard qui est porté sur la vie de la reine. Shopping au palais et paires de converses cachées au passage au milieu de chaussures, fêtes endiablées ou l’alcool coule à flot et qui finissent au petit matin le long du grand canal, sexe avec les jolis soldats de passage… Qu’il était beau ce Fersen !
Puis surtout ce grand bol d’air nécessaire, autours du petit Trianon de la reine, avec la célèbre ferme de Marie-Antoinette ou la reine aimait à se promener, pour oublier qui elle était, ce qu’elle représentait. Au même titre que Louis XIV exigeait que l’étiquette soit oubliée à Trianon, il n’y a plus de reine de France dans cette retraite privée, juste une jeune femme désœuvrée.

Encore une fois, tout est vu de l’intérieur, comme pour nous montrer que finalement, les préoccupations du peuple sont bien, bien éloignées de celles de la cour. Comme si le peuple lui-même n’existait pas. A peine est-il évoqué par moment, et c’est presque avec surprise que l’on découvre qu’il est aux portes du palais. On se demande même pourquoi finalement… La cour ne s’occupe pas de lui, pourquoi lui, s’occuperait-il de la cour ?
C’est à mon goût une vision assez juste de l’idée même du peuple que pouvait se faire le couple royal. Une sorte d’entité irréelle…

Le film est joué magnifiquement par une Kirsten Dunst (Entretien avec un vampire, Spiderman 1 et 2, Virgin Suicide) magnifique dans le rôle de Marie-Antoinette. Egalement le propre cousin de la réalisatrice, Jason Schwartzman (Ma sorcière bien aimée, Simone) dans le rôle de Louis XVI et enfin l’une de ses meilleures amies dans le rôle de la créatrice de macarons, où plutôt un magnifique contrat commercial, mais qu’ils sont appétissants ces macarons. Le tout servi par une réalisation musicale pop rock étonnante et décalée par le groupe Phœnix, qui donne au film une dimension terriblement moderne.
Pour moi, Sofia a particulièrement réussi sa Marie-Antoinette.

3 commentaires - aucun rétrolien

"Silent Hill".


Silent Hill

Pour ceux qui me lisent ou me connaissent, vous le savez, les jeux vidéos et moi, c’est une grande histoire d’amour. Fan depuis quelques années de la saga «Silent Hill» qui comprend déjà quatre épisodes tous aussi terrifiants les uns que les autres, il était normal que je me jette sans réfléchir dans son adaptation cinématographique. Dans la version game, il s’agit d’une sorte d’univers parallèle étrange où le héros semble toujours à la recherche de quelqu’un, parfois aussi de soi-même dans une ville étrange et angoissante, nommée Silent Hill, habitée par des personnalités aussi rarissimes que curieuses…

L’adaptation du jeu à l’écran, réalisée par Christophe Gans (Crying freeman, Le pacte des loups) respecte totalement l’univers bien connu des fans de la saga, et en voici le synopsis : «De plus en plus souvent, la petite Sharon rêve d'une ville abandonnée, Silent Hill. Sa mère, Rose (Phone game, Pitch black), décidée à comprendre l'étrange mal dont souffre son enfant, décide de l'accompagner sur place. Alors qu'elles pénètrent dans cet univers lugubre, Sharon disparaît. Rose se lance à sa poursuite, mais se rend vite compte que ce lieu étrange ne ressemble à rien de normal. Noyée dans le brouillard, peuplée d'étranges créatures, hantée par des ténèbres vivantes qui dévorent littéralement tout ce qu'elles touchent, cette dimension va peu à peu livrer ses terrifiants secrets...
Avec l'aide de Cybil (Les 4 fantastiques, The X-files), de la police locale, Rose se jette dans une quête éperdue pour arracher sa fille au monde de Silent Hill. D'indices en épreuves, elle va découvrir tout ce que Sharon risque et ce qu'elle représente dans une malédiction qui dépasse tout...»

L’angoisse est au rendez-vous. Pas cette sorte d’angoisse qui vous oblige à vous cacher derrière votre siège, mais plutôt une atmosphère qui vous rend extrêmement mal à l’aise. On redoute très vite la sirène surgie de nulle part, le changement de dimension et ce brouillard si épais qu’on se demande toujours ce qui pourrait en surgir à moins de trente centimètres de soi. Le film est bien joué, aussi bien par la petite qui joue le rôle de Shannon que par les adultes mis à mal dans cette horrible petite ville. Les effets spéciaux, maquillages et autres éléments présents pour nous plonger nous aussi dans Silent Hill sont tous aussi bons les uns que les autres et l'on sent qu’un soin particulier a été donné à l’ambiance générale.
Pour une fois, on échappe enfin au traditionnel happy end pour une fin plus surprenante et étrangement poétique pour ce genre de film. Je vous conseille en tout cas de le voir, que vous soyez adepte de la saga ou non.

2 commentaires - aucun rétrolien

"Ils".

Ils

« Lucas et Clémentine, un couple trentenaire expatrié en Roumanie, habitent depuis peu une maison isolée en banlieue de Bucarest. Elle, professeur de Français, lui, romancier, vivent un bonheur paisible... Pourtant, un soir, dans leur maison, tout va basculer... La pluie battante fait rage à l'extérieur... Le téléphone retentit, des voix lointaines au bout du fil...
incompréhensibles. Le couple n'est pas seul... Le cauchemar commence... ILS sont là... »

Dès la première vision de la bande annonce, je sentais que je devais aller voir ce petit film, dont l’histoire est tirée de faits réels. Elle était accrocheuse, montrant bien toute l’angoisse de cette nuit d’horreur qu’on passé ce couple. Les images chocs, le son, les cris…
Tout était fait pour titiller mon envie d’avoir peur, bien installé dans mon fauteuil, serrant bien fort la main du loustic installé à mes côtés. Après les dix premières minutes, bien angoissantes à souhaits où l’on sent bien que les fameux « ILS » ont très envie, non seulement de jouer avec les nerfs de leurs victimes, mais aussi avec ceux des spectateurs, j’étais fin prêt pour une grosse heure de flip…
Ben non, même pas…

Bien que je ne sois pas blasé de ce genre de films dont je suis très friand, au contraire, la tension est vite redescendue. Le film est bon, bien joué par deux très bons comédiens, Olivia Bonamy (Sur mes lèvres, Filles perdues cheveux gras, La captive…) et Michael Cohen (La petite Jérusalem, Une vie à t’attendre, La vie sans Vincent…), l’histoire et les faits sont effectivement très angoissants, les images, même si elles ne sont pas trash, n’en sont pas moins parfois dérangeantes, mais malheureusement, la tension n’est jamais à son comble, et sans vraiment tomber dans l’ennui, j’ai bien senti que je n’allais pas « flipper ma race » avec ce film…
On apprend finalement presque trop tôt qui sont ces fameux « ILS », même si pour ma, part je connaissais déjà l’histoire, et les moments d’extrême angoisse des deux protagonistes de cette histoire sont bien trop tôt écourtés.
Je ne regrette pas ce film, il est bien filmé, bien monté, et la musique est non seulement bonne, mais aussi savament dosée, mais je regrette juste qu’il ne m’ait pas plus dérangé que cela, pas plus angoissé. J’aime avoir vraiment peur au cinéma, et j’attends le film qui détrônera la réelle peur ressentie lors de la vision du « projet Blairwitch ».

aucun commentaire - aucun rétrolien

"La colline a des yeux".

La colline a des yeuxPetit retour à mes critiques cinéma. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris le temps de commenter mes pseudo sorties cinéphiles, et pourtant, j’en ai vu un paquet des films, et des bons en plus. Manque d’inspiration sans doute, il n’est pas si facile de donner son avis systématiquement. Je vous promets de rattraper mon retard avec les films que sont « Marie-Antoinette », « Le DaVinci code », « X-men 3 », « Silent Hill » et « Cars ». Je tente à nouveau le coup, en attendant, avec ce film angoissant, terrifiant, flippant, à mourir… de rire… qu’est « La colline a des yeux ».
A la base, ce film, réalisé par Alexandre Aja, est un remake du film du même nom réalisé par Wes Craven en 1977, qui lui-même réalisa une suite en 1985. Cette fois, désolé, mais j’ose espérer qu’on échappera à la suite…
A la limite, j'adore l'affiche...

En guise d’avant goût, voici le synopsis du film par le site allociné : « Pour fêter leur anniversaire de mariage, Big Bob Carter, un ancien policier de Cleveland, et sa femme Ethel ont demandé à leur famille de partir avec eux en Californie. Big Bob est sûr que faire la route tous ensemble les aidera à resserrer des liens familiaux un peu distendus.
Même si tout le monde vient, personne n'est vraiment ravi d'être là. Lynn, la fille aînée, s'inquiète du confort de son bébé. Son mari, Doug, redoute de passer trop de temps près de son beau-père. La jeune Brenda regrette de ne pas être allée faire la fête à Cancun avec ses amis. Et Bobby ne s'intéresse qu'aux deux chiens de la famille.
Une route désertique va conduire les Carter vers le pire des cauchemars... »

Le pire des cauchemars, c’est vrai pour eux, la plus belle des rigolades, ça, c’est pour nous. Ca saigne de partout, ça gicle, ça hurle, ça crie, ça court…
Tous les ingrédients sont là pour faire flipper sa race à un public tétanisé : une station-service en plein désert dans laquelle personne n'aurait jamais l’idée ni de travailler, ni de s’arrêter, des mutants plus vrais que nature que même ils sont super laids et super méchants, des gens qui disparaissent que même on se demande « mais où c’est qu’ils sont passés ! », des mines super sombres dans lesquelles personne n’aurait jamais l’idée d’aller se promener, sauf aux Etats-Unis où tout le monde il est plus beau et plus fort, des effets de surprise que même on s’y attend pas, des grands moments de solitude… Ah non, ça c’était le public…

Dans l’ensemble, et plus sérieusement, le film bénéficie de quelques bons effets, mais, comme tout bon mauvais film du genre, tourne très vite dans l’énormité la plus absolue. Que même que pour une fois c’est le gentil qui n’en fini pas de mourir. Si vous aimez le sang et l’action, vous pouvez y aller, vous ne risquez rien, vous pourrez même vous marrer un bon coup, et c’est sûr, vous ressortirez content de la salle.

Allez, pour finir et pour rire, à votre avis, après une bonne grosse bastonnade et éclate de tronche en règle par cinq ou six vilains mutants, après trois doigts coupés à la hache, encore une grosse bastonnade, une balle je sais plus où que de toute façon ça fait mal quand même, la tête éclatée sur le sol, après avoir traversé deux ou trois murs, et encore une super grosse bastonnade, vous tenez combien de temps debout vous ?

Aller sur le site officiel

2 commentaires - aucun rétrolien

"Cabaret paradis".

Cabaret paradis

Shirley et Dino, tout le monde connaît, ou tout du moins, en a déjà entendu parler. Mais si voyons, faites un effort de mémoire. Un grand gaillard un peu bête avec un nez énorme, accoutré d’un magnifique costume année 50 à côté duquel mon costume orange fluo du nouvel an paraît extrêmement moderne, et sa cousine, une pintade rose bonbon royalement idiote à la voix criarde et au rire de dinde. Ca vous revient ? Bien.
Shirley et Dino, donc, faisaient déjà salle comble dans les cabarets, puis dans les théâtres, et ont gagné leur popularité, non seulement grâce à leurs passages dans l’émission de Patrick Sébastien, mais aussi grâce à un savoureux retour à l’humour des années 50, non gras, non vulgaire, tout en finesse et en bêtise. Un vrai régal.
Et bien les voici aujourd’hui qui débarquent sur grand écran dans un film écris par leurs parents de la vraie vie, Gilles et Corinne Benizio, dont le titre nous permet tout de suite de savoir ce à quoi il faut s’attendre : «Cabaret Paradis», dont l’histoire est aussi simple que prévisible. Rien de grave à cela, le but n’est pas de présenter un chef-d’œuvre, mais de transposer les meilleurs gags écrits pour la scène sur grand écran. Seulement ce qui marche sur scène avec un public qui réagit et qui crée une interactivité, ne marche pas forcément au cinéma. Ainsi, il est délicat de rire aux éclats devant les bêtises de Shirley, déjà lorsqu’on a déjà vu le gag mainte fois en DVD, mais que le rire nous est suggéré par un public figurant et pas franchement communicatif. Toutefois, il reste de très bonnes idées dans le film, interprété avec talent par ses auteurs qui ne trahissent pas leurs personnages, ni le public, et il se laisse regarder tout de même, avec plaisir et avec le sourire.

4 commentaires - aucun rétrolien

"L'âge de glace 2".

L'age de glace 2

L’ère glaciaire est de retour au cinéma pour des nouvelles aventures en compagnie de Manny, le mammouth susceptible et de mauvaise humeur, de Sid, le paresseux toujours aussi stupide et attachant et de Diego, le tigre dents de sabre aux griffes acérées, sans oublier l’inoubliable Scrat, véritable star du film, l’écureuil au long museau encore plus élastique, extensible et obsédé que dans le premier volet.
Après les aventures du premier épisode, nos amis de l’ère glaciaire vivent paisiblement dans une vallée verdoyante, au pied d’une falaise de glace et coulent des jours heureux. Malheureusement pour eux, à cause de la fonte des glaces, la falaise, barrage naturel les protégeant des eaux glacées, est au bord de s’effondrer et de les inonder tous, ne laissant que désolation et vilains êtres aquatiques affamés. La joyeuse bande n’a donc pas d’autre choix que de fuir la paisible vallée pour tenter de survivre, une nouvelle fois, à une catastrophe. Au cours de leur fuite, ils rencontreront de nouveaux compagnons loufoques comme Ellie «I’m a Mammouth », la blonde de service du film se prenant pour un opossum et ses deux frères d’adoption Scratsh et Eddie, les jumeaux blagueurs. On découvre donc l’érotisme de l’ère glaciaire dans ce nouveau film puisque la survie des Mammouths est en jeu… Vous ne vous rendez pas compte à quel point il est important que les mammouths survivent, alors pour une fois je fais abstraction de la scène chaude du film où les trompes s’enroulent dans des soubresauts torrides et des gémissements éléphantesques tout en… wooo !… Ok, je me laisse emporter… En fait ils papotent, c’est tout.
Le film est délicieusement ponctué par les mésaventures du plus célèbres des écureuils, qui prend ici une place plus importante que dans le précédent long métrage, cherchant toujours désespérément à récupérer son gland dans la plus pure tradition des meilleurs cartoons. Ca tombe, ça crie, ça se fait boulotter, mais on aime ! On en redemande…
C’est décidé, j’attends le 3 !

7 commentaires - aucun rétrolien

"Fauteuil d'orchestre".

Fauteuil d'orchestre

Bien entendu, comme souvent, je me là suis joué bon retardataire pour aller voir ce superbe film de Danièle Thompson avec, à parts égales l’inégalable Valérie Lemercier (Quadrille, Palais Royal…), un Claude Brasseur toujours en forme (La boum, Malabar princess…), la pétillante Cécile DeFrance (L’auberge Espagnole, Les poupées Russes…), Albert Dupontel (Enfermés dehors, Bernie) et la regrettée et si attachante Suzanne Flon à qui le film est dédié puisqu’elle nous a quitté en Juin 2005 juste après le tournage du film.
Ce film est d’un genre que j’adore puisqu’il s’agit de plusieurs destins croisés, qui forment une toile dynamique, émouvante, parfois drôle mais surtout extrêmement bonne pour le moral. On a envie de sourire du début à la fin, on y retrouve des sentiments que l’on connaît tous, des prémices de la fin d’une histoire aux bulles champagnisées du début d’une autre. On a envie de rire devant le talent d’une Valérie Lemercier extraordinairement drôle dans son rôle de comédienne de télévision névrotique. On est ému par Dani, magnifique dans son rôle d'ouvreuse de théatre partant à la retraite et vivant au milieu de ses souvenirs musicaux, ponctuant le film. On s’attache à tous ces personnages, sans exceptions. Il y a aussi tant de bonnes répliques qu’il serait déplacé de tenter de les retranscrire, tant en oublier certaines serait dommage.
Un film à mettre devant tous les yeux pétillants du premier rang…

2 commentaires - aucun rétrolien

"Destination finale 3".

Destination finale 3

Si vous ne connaissez pas la série des «Destination finale», pas de panique, vous pourrez aller voir ce troisième volet, signé James Wong, sans vous sentir complètement largué, les références au premier étant rarissimes et fort claires, celles faites au second, inexistantes.
L’histoire de ce numéro trois est sensiblement identique aux deux premiers, si ce n’est que cette fois, il commence lorsqu’une bande d’adolescents boutonneux et libidineux décide de fêter la fin de l’année dans une fête foraine. Grâce à une vision spectaculaire d’accident de montagne russe, plusieurs d’entre eux se retrouvent sauvés in-extremis d’une mort certaine. Sauf que… Madame la mort, la vilaine, est extrêmement susceptible et ne supporte pas qu’on lui enlève quelques miettes de son casse-croûte. Elle n’aura donc de cesse de poursuivre nos bons petits étudiants jusqu’au dernier. Non mais !
L’intérêt de ce film, est un peu de prendre le sadisme du spectateur à parti. En effet, le jeu n’est pas de savoir qui va échapper à la mort, on sait dès le début du film qu’ils vont tous y passer, mais plutôt d’essayer d’imaginer comment la mort va se les faire. Et là, c’est un véritable festival d’enchaînements mécaniques en tous genres, de hasards, de circonstances et de jeunes qui sautent, explosent, se font découper, griller, décapiter ou clouter dans tous les sens. Un bonheur !
C’est gore, il n’y a pas une minute de repos, le scénario n’est pas palpitant, mais on va voir ce film pour le cache-cache mortel et sanglant, pas pour l’histoire. Si vous avez envie de tester votre résistance à l’hémoglobine, foncez le voir.

7 commentaires - aucun rétrolien

"Essaye-moi", le film.

Essaye-moi

«Essaye-moi», «Essaye-moi», «Essaye-moi»… Bon, et bien à force de lire et d’entendre «Essaye-moi», et bien j’ai essayé ce film de Pierre-François Martin Laval, ancien Robin des bois, dit Pef, avec lui-même et Julie Depardieu décidément meilleure et tellement différente au cinéma qu’en interview, et heureusement finalement. On peut même apercevoir quelques participations amicales et sympathiques de Pierre Richard, Marina Fois, la plantureuse, oui, oui, Isabelle Nanty et enfin Kad.

Dès le départ, dès la bande annonce, on connaît non seulement le sujet du film, mais hélas comme bien souvent avec d’autres œuvres de cette catégorie, on en a vu aussi les principaux moments. C’est un peu dommage mais le film reste efficace jusqu’au bout tout de même pour raconter l’histoire de ce petit garçon qui devient cosmonaute pour que sa petite amie d’enfance accepte de l’épouser parce qu’il lui a fait promettre. La vie d’adulte est bien différente des rêves d’enfants, et alors que la petite fille est devenue une femme épanouie, lui est toujours le petit garçon qu’il était. Pour pousser son amour d’enfance à accepter de l’aimer à son tour, il lui propose de l’essayer pendant 24 heures.

Efficace, c’est le mot, mais peut-être trop efficace justement. Comme c’était déjà le cas avec les Robins des Bois, on sent que l’enjeu est bel et bien d’avoir des gags en permanence et surtout de balancer au spectateur une phrase culte toutes les deux minutes… Le seul souci est qu’une fois sorti de la salle, je n’en ai retenu aucune. Dommage…

4 commentaires - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2 3 | Page suivante