Le temple d'Akhen

Welcome Bubulle !

Samedi dernier, le mot d'ordre de mon Zhom était "Shopping pour la maison". Nous voilà donc partis tous deux écarquiller nos quatres yeux dans les rayons parfumés d'huiles essentielles de Résonnances, faire une petite flannerie parmis les cd et dvd du Virgin du Caroussel, histoire de repérer nos futurs plaisirs des yeux et des oreilles, pour finir dans la forêt vierge du Truffaut de Bercy. Au détours d'une allée de plantes diverses et variées, et suite à l'évocation d'une idée design made in my man, ce fût le déclic...

C'est avec une vive émotion à peine feinte, et surtout un véritable grand plaisir, que mon Zhom et moi avons ainsi acceuilli un nouveau petit pensionnaire...
Nous l'avons choisi tout noir pour coller à la deco, et avec une forte personnalité... dans le regard !

J'ai le plaisir de vous présenter, amis lecteurs, notre petit poisson, auquel nous avons donné le nom de Bubulle, en référence au poisson rouge de Gaston Lagaffe...

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Welcome to November !

La chaleur était absolument accablante. Au loin, où l'horizon célèbre les noces de la mer et du ciel, on pouvait voir les ondulations thermiques. Sur le sable brûlant de la plage, dans un lagon isolé de l'île, les rares corps dénudés, lassifs, allongés sur leur serviette, parfois à même le sable, prenaient leur toride bain de soleil. Les peaux moites, parsemées de grains de sables collés sur les corps réchauffés, commencaient à brunir. Une simple petite brise, léger soufflement du ciel clément, venait apporter la fraicheur nécessaire en se faufilant au milieu des feuilles gigantesques des quelques palmiers présents, laissant entendre aux oreilles une légère mélodie naturelle.
Quelques pas dans l'eau, puis quelques autres...
Puis la folie d'un enfant , venue m'envahir, pour courir de toutes mes forces dans l'eau tiède, tomber, me relever, joyeux, de jouer avec les vagues, alors qu'au loin les rires de mon homme, amusé de me voir retomber en enfance ainsi, me parvenaient

Un grondement assourdissant ! Le tonnerre...
L'orage Parisien qui me ramène à la réalité, à l'agence comptable du musée Rodin, le fracas des gouttes énormes contre mes fenêtres, me dérobant ainsi mes rêveries de vacances encore éloignées. Je suis bien a Paris, au mois d'Août, avec le temps déséspérant d'un mois de Novembre...
D'un mois de Novembre encore trop éloigné pour réaliser les songes de ce déjeuner, seul, derrière mon bureau...

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1 mois.


Cela fait un mois aujourd'hui que tu es entré dans ma vie.
Je n'ai qu'une chose à dire, l'essentielle...

Je t'aime...

Grumpf...

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I need a vacation !

Pendant que mon Zhom se fait dorer son petit corps tout joli pendant quelques jours sur les plages Marseillaises et joue le sadique en m'envoyant des "vues de sa serviette", le pauvre Parisien que je suis reste au bureau, pour seulement deux jours cette semaine, mais deux jours de trop!

L'été est catastrophique, altérnant relative chaleur et jours de pluie ou de froid, nous empêchant ainsi de sortir définitivement les bermudas et le st-shirts, et surtout, laissant bien en bas l'énergie de fin d'hiver, que nous n'avons pas vraiment eu non plus d'ailleurs cette année. Pour ma part, j'ai passé les mois les plus froids à Perpignan, où le thermomètre ne descendait jamais bien bas.
Du coup, je suis en manque d'été, en manque de terrasse, en manque de plage et de grand air.  J'ai clairement envie, et même carrément besoin, de partir en vacances moi aussi. J'ai eu une  grande espérance,  en obtenant  cinq jours de repos pour le 15  Août,  de pouvoir partir rejoindre mes amis Perpignanais et profiter un peu du rythme du très sud,  mais l'arrivée prochaine de ma petite piaule toute neuve à moi tout seul m'oblige à garder les sous prévus pour ce voyage, et donc, à l'annuler, hélas...
Tant pis, ce sera pour une autre fois... Fin Septembre, début Octobre...

Je me contenterai donc, en attendant, des apéros bien agréables tout de même, avec les copains, à la terrasse du Wolf, mon bar nounours préféré. Je profiterai d'avantage des balades dans les rues de Paris, les jours de beaux temps, main dans la main avec mon petit homme. Je m'abonnerai au vélib', pour le plaisir de me faire traiter de Bobo à mon tour, ce qui est un comple dans mon cas, mais même si je risque de souffrir des molets, ce sera pour la joie d'avoir parcouru, sous le soleil, les rues de ce qui reste pour moi la plus belle ville du monde...

Patience Christophe, patience... Les prochaines vacances ne devraient pas être si loin... 

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Akhen at work !

C'est parti pour un troisième mois de dur labeur à l'agence comptable du musée Rodin. Les deux mois précédents se sont plutôt bien passés, malgré l'ennui qui me gagne doucement, de semaine en semaine, dû au manque de travail intensif de la période estivale.

Pas que le travail soit ennuyeux, je me crois véritablement fait pour bosser derrière un bureau, même si je troquerais volontier la vieille chapelle du musée pour une gigantesque baie vitrée au 36ème étage d'une tour de la Défense, et mes 1000 Euros mensuels pour... beaucoup plus! D'ailleurs, je troquerais volontier aussi ma super chef hypocondriaco-megalo-concierge au régime contre le sosie de Colin Farell dans "Minority Report", les poissons rouges contre un dog Anglais, beaucoup plus chic et affectueux et ma collègue comptable, brave mêre de famille, contre un assistant mal rasé sachant préparer le café le matin, car disons le, je suis quand même le seul à ramener la café dans ce bureau !

Certes, je vais devoir me résoudre à l"idée de vouloir être calife à la place du calife, et le premier qui m'appele Iznogoud s'en prend une !

Quoi qu'il en soit, je ne vais pas me plaindre. Déjà, parce que j'ai du travail, et même si celui-ci est mal payé, je sais au moins pourquoi je me lève le matin sorti du plaisir de déposer un baiser sur les lèvres de mon homme, ce qui est tout de même un excellent début de journée. Ensuite, mon boulot n'est tout de même pas si contraignant, faire des additions n'ayant jamais tué personne, et j'avoue prendre un certain plaisir à mettre mon nez dans les contentieux de paiement, à envoyer moulte lettres de relance et remplir les livres de factures, ce qui me donne parfois l'impression d'engranger moi-même des millions, bien que je ne comprenne pas pourquoi mon compte en banque reste déséspérément vide !

Me voici donc attaquant mon troisième mois d'aide-comptable, plutôt satisfait, même si je me demande quand même un peu ce que je ferai de mes dix doigts le mois de Novembre et la fin de mon contrat arrivés. Je ne panique pas, j'ai confiance, les deux précédentes semaines m'ayant prouvées que la vie me réserve encore de magnifiques surprises, j'attendrai donc patiemment celle qui concernera mon avenir professionnel.

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Une nouvelle semaine...

Une nouvelle semaine vient de commencer, et non, je ne dirai pas "une de plus" et encore moins "une semaine comme les autres", car cette semaine qui commence est bien différente de la précédente, et encore plus de celle d'avant...
Je vous rappelle que la vie est une farceuse et que ses différents virages sont d'avantage encore plein de surprise que ce que l'on peut imaginer...

Un soir de Juin, à la terrasse du dernier bar à la mode dans la communauté gay Bear, "Le Wolf", au milieu d'une foule de nounours poilus et barbus, un regard a capté mon attention pour ne plus la laisser s'évader. Un regard que j'ai pris plaisir, ce soir là, à croiser, re-croiser, croiser encore... J'ai tenté à plusieurs reprises d'esquisser un sourire, mais la timidité dont je fais hélas parfois preuve a sans aucun doute masqué ceux-ci, laissant à mes yeux la lourde responsabilité de transmettre le message d'interet au regard complice, de l'autre côté de la terrasse, tout en tentant d'élaborer une stratégie de remise de numéro de téléphone, mais...
Le temps d'aller chercher une nouvelle bière à l'intérieur pour mes amis et moi-même, le garçon désiré avait disparu, ne laissant plus qu'une chaise vide et un immense regret...

"- Je crois qu'on se connait
- Il me semble bien oui..."

C'est par ses mots que la chaise vide de la terrasse a de nouveau été habitée, virtuellement, que les regards ont pris la forme d'un visage sur mon écran d'ordinateur et que les mots sont enfin sortis, pour nous parler, depuis nos bureaux respectifs, et imaginer que cette soirée de Juin pourrait n'être qu'un début...

"- Mercredi 18, 19h, au Wolf ?"

Non, cette nouvelle semaine est bien loin de ressembler au précédentes. Je la débute dans le bonheur d'une rencontre qui me chamboule et me rempli de joie. Je la débute avec les yeux dans lesquels j'ai envie de plonger mon regard tous les matins, les lèvres sur lesquelles j'ai envie de poser les miennes à chaque moment de la journée. Je la commence, cette semaine, avec l'envie de connaitre son univers, de partager le mien, de profiter pleinement de ce qui nous lie, nous amuse, nous fais rire aux éclats. L'envie de nos silences, remplis par les seuls mots de nos regards tendres ou complices.

Je commence cette belle semaine, avec l'envie de dire...

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"Love Profusion".

J'ignore totalement pourquoi, mais en me levant ce matin, malgré le temps bien gris, j'étais d'excellente humeur. Peut-être à cause des pâtes aux Pesto rouge mangées à deux heures du matin, ou bien à cause du vin rouge, à moins que ce le soit la nuit très courte que j'ai passé à me demander si je devais choisir la chaleur de la couette ou la douceur des bras de mon hôte, qui finalement a remporté ce choix pas si difficile que ça à faire...
Peut-être est-ce dû au petit café en tête à tête sur une conversation plus que sérieuse sur le travail, l'engagement, les amis et l'amour qu'on leur porte, ou peut-être à la salade de pâtes, à la confiture de pêche, ou encore à cause du "Coeur a ses raisons"...
Que sais-je ?...

Peut-être à cause des heures qui sont passées si vite, encore... Entre humour, joute verbale, et regards tendres...

Je suis parti de bonne humeur, vraiment, pour rentrer à la maison, prendre le temps de me changer, de prendre quelques affaires et de me préparer pour la soirée à venir. A nouveau, j'ignore pourquoi, mais c'est "Love Profusion" de Madonna qui m'a accompagné sur le trajet, entre version album et versions remixes, mais matérialisant si bien ce sentiment de bien-être qui me caractérise aujourd'hui...

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27.06.07 - 05.07.07

Rien a dire...

Pas qu'il n'y ai rien à dire, juste que je ne veux rien dire. Garder pour moi la totalité de ces sept jours, de premier regard, aux tous derniers mots, ne pas les partager, excepté avec celui qui les a vécu avec moi. Ces sept jours nous regardent...

Il est des histoires longues, parfois très longues...
Il est des histoires courtes, parfois vraiment courtes...

Rien à dire, non, vraiment rien...
Célibat de merde, tu ne me lâcheras donc jamais !

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G.A.Y.

Cherchez bien, vous m'y verrez...

 

 

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27 Juin 2007

Ben quoi ?!
J'ai le droit de célébrer les dates que je veux d'abord, je suis chez moi !

Mais qu'as-t-il donc de spécial, ce 27 Juin 2007 ?

Couché très très tôt, environ vers 3h30 du matin, pour me lever très très tôt, environ à 7h à cause de mots virtuels par paquebots entiers. Des petits sms du matin, du midi, du tantôt... qui font chaud partout, au coeur, à l'âme...
Un rendez-vous au café du musée Rodin, à 16h, un premier café, un second...
Une ballade en voiture, ce qui ne m'étais pas arrivé depuis bien longtemps dans les rues de la capitale, pour s'arrêter près du marais après un creneau particulièrement physique pour mon chauffeur de charme. Parler encore, s'observer, s'approcher... Se donner un baiser, un second, un troisième... un vingtième...

Un peu de shopping dans le marais et aux halles pour trouver un drapeau rainbow en prévisionn du défilé des fiertés du 30 Juin, de quoi me mettre sur le dos, et ne rien trouver, si ce n'est le drapeau et le plaisir d'être tout simplement accompagné dans cette déambulation commerciale.

Un apéritif au Wolf, bien caché au fond de la salle, à se parler à nouveau, plus encore, se rendre compte qu'on a pas arrêté depuis des heures, s'observer plus encore, et se rapprocher toujours plus près pour se donner à nouveau un baiser, un second, un troisième... un centième... Et finir affamé dans un restaurant asiatique de la rue des Lombards, baguettes à la main dans une ambiance bon enfant à se parler toujours et encore, et se dévorer des yeux...

Une dernière balade en voiture, pour achever la soirée avec un ultime baiser, le millième peut-être, devant ma porte...
Un petit sms du soir, un second, un troisième... Avant de m'endormir. Il est tard, la soirée fût bonne, très bonne...

Let's change the rules

Mais qu'as-t-il donc de spécial, ce 27 Juin 2007 ?

 

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