Lundi 20 Mars 2006
Par Akhen, Lundi 20 Mars 2006 à 16:58 GMT+2 dans La vie de...
Depuis des mois qu'on parle de cette fichue grippe aviaire, dite du poulet, j'aurais dû me douter que je n'allais pas passer au travers. Surtout que le chat écrivain s'est pris d'une passion pour les horribles pigeons Parisiens qui viennent secouer leurs plumes infectées contre mes fenêtres. Comme chacun le sait désormais, de la volaille aux bêtes à poils, il ne faut pas plus de quelques secondes pour que le chat écrivain me refile, lui aussi, le vilain virus mutant. Me voici donc condamné... Si c'est pas malheureux de claquer à cause d'une poule quand même... Alors d'un pigeon, c'est encore pire... Qu'est-ce qu'ils peuvent être cons ces pigeons !
Bon, avant que vous n'appeliez les secours et qu'une horde de jolis pompiers ne viennent frapper à ma porte, même si cela me ferait bien plaisir, je tiens tout de même à vous rassurer. Il ne s'agit bien sûr que d'un gentil délire, dû à une trop forte fièvre, sans doute. Et si la grippe aviaire n'est pas encore à mes portes, la grosse bronchite, elle, ne m'a pas épargnée. Deux grosses journées sous la couette, les médicaments et le sirop sous la main, et il n'y paraitra bientôt plus rien. Je vais juste devoir éviter les courants d'air du musée durant quelques jours.
Rassures-toi, le chat écrivain, tu n'y est pour rien... Mais les pigeons, je ne vous aime pas quand même...
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Mardi 14 Mars 2006
Par Akhen, Mardi 14 Mars 2006 à 13:48 GMT+2 dans La vie de...
La vie a parfois ce paradoxe étrange de toujours tout faire pour vous arranger d'un côté, tout en vous en enlevant systématiquement un morceau de l'autre. Merci la vie...
Donc, en suivant ce principe, si ma vie affective est un sac de noeuds sans nom que même le plus habile des Chinois habitués aux casse-tête ne saurait déméler, ma vie professionnelle, en revanche, bénéficie de ce petit vent de douceur et de chance qu'il lui manquait lorsque la vie affective, justement, se portait à merveille. Merci la vie...
J'annonce donc à vos yeux gourmands qui se demandent "mais que va-t-il nous dire ?", que mon contrat de travail au musée Rodin, initialement prévu jusqu'à la fin du mois de Mars, sera renouvellé pour me permettre de le visiter encore, gratuitement et payé en plus, jusqu'à la fin du mois d'Avril. Il s'agissait de la bonne nouvelle d'hier, pour laquelle je me suis offert le luxe de faire durer le suspence jusqu'à aujourd'hui pour le claironner joyeusement, lecteurs nombreux et avides. Merci la vie...
Si je devais avoir un voeu à faire... Même si je ne crois plus aux génies depuis un petit paquet d'années, tout en continuant étrangement à croire à la magie.... Mais sûrement encore plus au destin... Curieux...
Si je devais avoir un voeu à faire, donc, ce serait que les jolis paradoxes de ma vie se rassemblent pour ne former qu'un seul tout à l'unisson. Oh que ce serait bien... Oh que ce serait reposant...
Merci la vie...
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Lundi 13 Mars 2006
Par Akhen, Lundi 13 Mars 2006 à 13:51 GMT+2 dans La vie de...
"Mesdames et messieurs, le musée est fermé tous les lundi, merci de bien vouloir revenir demain". Quelle chance...
Quelle chance de pouvoir m'offrir un tête-à-tête privilégié avec ce cher Auguste, lui et moi n'avons pas encore eu le temps d'échanger quelques idées. Nous allons pouvoir marcher paisiblement dans des salles désertes, seulement imprégnées de l'esprit du maître. Je suis seul aujourd'hui... Nous sommes seuls, lui et moi... Je compte bien en profiter.
Durant cette entrevue exceptionnelle, je me suis découvert un point commun intéressant avec l'artiste, la fascination que les mains exercent sur nous. S'il les aime robustes, aux lignes marquées, souvent mêlées les unes aux autres, ou enchevêtrées et décharnées parfois dans des crispations de douleurs, je les préfère fines aux doigts longs, emplies de douceur. J'avoue même les aimer imparfaites, marquées d'une histoire, d'un vécu. S'il les aime nues, je les préfère ornées d'un anneau ou deux, habillant délicieusement les doigts. Pour Auguste, c'est la main qui fait l'homme, pour moi, elles sont un lien incassable avec le monde, avec l'autre...
Nous avons conversé longuement, passant tranquillement devant son oeuvre extraordinaire, nous arrêtant devant chaque statue, chaque buste, chaque corps. Ainsi, la rencontre avec les âmes qui ont jalonnées sa vie a pu se faire. Honoré de Balzac, si souvent mis en valeur, Victor Hugo et son refus obstiné de poser pour la postérité, la troublante Hanako et bien entendu la magnifique, passionnée et possédée Camille Claudel
Aux hasards des salles, un Van Gogh, un Renoir, un Monet... Les diverses peintures nous font voyager dans l'univers artistique qui habille et habite ce cher Auguste. Si j'avoue être parfois peu sensible à certains des peintres rencontrés ici, je leur reconnais le mérite, pour leurs travaux mêlés à ceux du sculpteur, d'apporter aux multiples pièces de l'hôtel Biron une atmosphère toute particulière où il fait bon déambuler.
Notre entrevue s'achève près du grand bassin du jardin, après avoir flânés ensemble dans les petits sentiers du superbe parc, sous les arbres, nous arrêtant de temps en temps près d'une statue, pour observer, écouter et sentir l'air frais de ce mois de Mars, alors que quelques canards espiègles et fripons venaient chatouiller nos oreilles de leur cour incessante. L'esprit plein de découvertes nouvelles et les yeux emplis de beautés brutes et originales, la main qui fait ce que je suis pour lui, tendue, dis au revoir au maître Rodin, jusqu'à notre prochaine rencontre... Demain.
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Dimanche 12 Mars 2006
Par Akhen, Dimanche 12 Mars 2006 à 15:15 GMT+2 dans La vie de...
"Le soleil vient de se lever, et je ne suis pas encore couché..."
Ca, c'était ce matin à six heures, après avoir remué toute la nuit mon popotin tout fondu sur des b.p.m endiablés et remixés dans une petite discothèque de la capitale. J'apprécie décidément plus les petits endroits qu'aux grosses machineries, peut-être parce qu'il y fait plus chaud et que l'ambiance y est d'avantage à la fête. Un bon gros dodo là-dessus, histoire de reposer mes muscles endoloris par la danse, parce qu'un Tof en boite, et bien ça danse pendant cinq heures sans s'arrêter, oui, oui...
Réveil tranquille et courbaturé, le chat écrivain à mes pieds qui, comme à son habitude, a pris toute la place dans le lit, m'empêchant de bouger le moindre orteil. Parfois je me dis que si je dormais dans un lit de très grande taille, il trouverait quand même le moyen de prendre toute la place. Ce n'est pas grave, on l'aime quand même la bestiole...
Oups... La bestiole !!!
Il est malheureusement trop tard, j'ai raté le passage d'une amie à la télé dans l'émission "vivement Dimanche" avec son groupe "La bestiole". J'espère réussir à voir la rediffusion, s'il y en a une... Si une âme charitable a une petite vidéo à m'envoyer...
Aujourd'hui, dans la petite pièce du quinzième, au huitième étage sans ascenceur, ce sera opération "Nounours dans sa tanière". Je ne me suis pas offert ce Dimanche tranquille et casanier depuis des semaines, me forçant à mettre le museau dehors, quel que soit le temps. En parlant de temps, celui-ci est magnifique, mais qu'il fait froid !
Ma seule brave tentative extérieure sera l'achat de quelques morceaux de poulet, bien sûr sans grippe, au traiteur du coin. Quand Nounours est dans sa tannière, il ne cuisine pas...
Des grosses chaussettes bien chaudes, le chat écrivain contre ma cuisse, ma manette dans les mains, ce Dimanche, une fois les morceaux de poulet avalés, sera sous le signe d'un Prince de Perse qui n'en finit pas de traverser les ruelles de l'ancienne Babylone, fuyant son destin et son double maléfique. Waaaaa ! Ca va déchirer ça !
Comme chaque lendemain de boite, je serai pobablement fatigué assez tôt ce soir, ce qui me permettra de retrouver vite la chaleur de ma couette et les douces papattes envahissantes du chat écrivain, pour me laisser glisser dans l'oubli du sommeil, après avoir regardé, enfin, le film de Olivier Hirschbiegel, "La chute". La journée se sera passée, la tête évaporée et l'âme diluée...
Le week-end sera terminé...
D.V... Y.L.T...
Demain, je retrouverai les lignes érotiques de ce cher Auguste, une nouvelle semaine commence...
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Jeudi 9 Mars 2006
Par Akhen, Jeudi 9 Mars 2006 à 18:31 GMT+2 dans La vie de...
Il est neuf heures...
Cent pas au rez-de-chaussée droit, cent pas au premier étage gauche...
Cent autres pas dans la chapelle, "Madame, veuillez ouvrir votre sac s'il vous plait", "You have only fifteen minutes for visiting the museum", accent esthétiquement Français oblige, ils adorent...
Cent pas au fond du jardin, "Le penseur se trouve au premier étage dans sa version miniature, ainsi que dans l'allée principale du jardin dans sa version originale".
Cent nouveaux pas au premier étage droit, "Pas de flash s'il vous plait", "Please, put your cellphone off, thank you".
Quelques instants à rêver devant Le baiser, quelques menues secondes à s'émerveiller devant la tour du travail, le temps d'être faciné par La porte de l'enfer et ses battants gigantesques, tant de questions en se demandant ce que les mains qui cachent Le secret pourrait bien avoir à révéler, une envie soudaine de saisir La main de Dieu ou de se laisser happer par la main du diable, les poussières de temps nécessaires pour glisser tendrement une main délicate sur les hanches délicieuses de La petite fée des eaux ou avoir envie d'embrasser avec force et passion La femme poisson. Au détours d'une salle, l'illusion de Trois sirènes ou encore des Trois muses enlacées vient nous titiller l'esprit, la main tremblante de désir frôlant le corps exquis de L'enfant prodigue achève de nous faire chavirer dans l'érotisme torride de l'univers de Rodin...
Tant de salles, tant d'oeuvres, tant d'histoires à inventer et à réinventer chaque jour...
Une Vaine tendresse qui émeut un moment alors qu'un Amor Fugit achève la visite...
je me surprend à rêvasser de salle en salle, entre cent pas. Je me sens attiré par cette oeuvre phénoménale de Rodin qui me façine chaque jour un peu plus. Le maître fait le choix de corps torturés, toujours enlacés, dans une douleur délicieuse et terriblement érotique. Partout les courbes viennent nous tourner la tête, la main voulant s'échapper pour aller caresser les exquises rondeurs. L'artiste Rodin nous offre un voyage dans un univers riche et réaliste, si bien qu'on en arrive presque à croire que la caresse pourrait éveiller les corps offerts. C'est un voyage dans les sens et dans l'envie...
Il est dix-sept heures...
Quelle chance j'ai de travailler au musée Rodin...
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Mercredi 8 Mars 2006
Par Akhen, Mercredi 8 Mars 2006 à 18:30 GMT+2 dans La vie de...
Comme une très grande partie des trentenaires, le problème du poids commence sérieusement à se poser. Il suffit d'avoir comme compagnon le meilleur cuisinier de pates, de quiches et de bons petits plats au monde, d'arrêter de fumer et bien entendu, après s'être resservi trois fois, de se faire un petit encas nocturne, ainsi que quelques friandises en rentrant du travail, sans compter tout le sucre que l'on met dans le café et le chocolat matinal, les extraordinaires tartines beurrées et confiturées du Dimanche matin devant un bon film, et surtout... surtout... pas d'exercice !
Au moins de Décembre, alors que j'avais franchis, pour ma taille d'homo nimbus magnificus, le seuil fatidique et psychologique des 81 kilos et quelques poussières inutiles, ma décision était prise. Je déclarais la guerre, non pas au cheveux secs, gras et autres pelliculés, mais aux kilos superflus et surtout à leurs bonnes copines les calories.
Quelle pestes celles-ci quand même. Elles se glissent partout où j'aime croquer, mordiller, lécher (oh ça va hein...) et même glouglouter ! Comment voulez-vous que les bouées ne viennent pas me donner l'aspect d'un Botero après ça ?!
Le régime, non pas sec, mais soupe, était déclaré. Matin, midi et soir s'il le fallait, mais au moins 10 de ces vilains kilos devaient disparaitre au plus vite. De bons gros potages pleins de bons légumes, de bons bouillons, avec même une pointe de vermicelles et de crème fraîche venaient remplir mon bon gros boudou confortable et affamé.
Alors que je m'attendais à m'enfiler des bols à la chaine, quelle ne fût pas ma surprise de constater qu'au fur et à mesure que les centaines de grammes commencaient à descendre, l'appétit d'ogre diminuait lui aussi. Exit les délicieuses pâtes du mari, vites remplacées par des soupes maisons tout aussi bonnes. Exit les encas nocturnes, les friandises sur le chemin du retour et bien entendu les semi-remorques de sucre dans le café, du coup meilleur, et le chocolat, bien meilleur, lui aussi.
Ajouté à cela quelques menus efforts de sport, footing et autres rameurs dans des salles de sport pourtant démotivantes, vu le nombre de mecs à qui on voudrait ressembler... Accroches-toi Toto !
Début Janvier, je fêtais mon cinquième kilo de perdu...
Début Mars, l'heure du premier véritable bilan, après un mois de non pesage du pèpère, est arrivé. Je suis heureux d'annoncer à la terre entière, qu'après avoir pourtant repris une alimentation bien plus variée que les soupes... Ok, j'ai remis les pates... Et après avoir perdu encore quelques grammes de panique avant le verdict, je fête mon... Douzième kilo de perdu !!!
Après le choc phénoménal, je crois que je peux utiliser ce mot, d'avoir basculé du côté obscur de la balance avec plus de 80 kilos, mon corps est redevenu un magnifique Jedi en repassant en dessous de la barre des 70 !
Quelques heures de sport supplémentaires, en continuant bien entendu les pompes et abdos matinaux, devraient avoir raison des quatre derniers kilos, tout en me rendant les tablettes et les muscles qu'ils m'avaient piqués au passage, les vilains... !
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Dimanche 5 Mars 2006
Par Akhen, Dimanche 5 Mars 2006 à 19:03 GMT+2 dans La vie de...
J'ai fermé les yeux et laissé couler la dernière larme.
Prince noir...
Délivres-moi de mon sang, d'un espoir...

Je rouvre les paupières pour me brûler les yeux à la lumière d'un soleil que j'avais oublié. La brûlure est exquise...
C'est l'éveil du corps et de l'esprit. Je suis libre...
Je n'attend plus rien d'autre de la vie que ce qu'elle peut m'apporter de beau.
Je respire...
Je souris...
Je ris...
Je vis...!
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Vendredi 3 Mars 2006
Par Akhen, Vendredi 3 Mars 2006 à 23:51 GMT+2 dans La vie de...
Comme un yoyo,
J'ai des hauts, j'ai des bas...
Je choisis le haut...
I'm coming soon !
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Lundi 27 Fevrier 2006
Par Akhen, Lundi 27 Fevrier 2006 à 21:18 GMT+2 dans La vie de...
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Vendredi 24 Fevrier 2006
Par Akhen, Vendredi 24 Fevrier 2006 à 11:56 GMT+2 dans La vie de...
Je lis, je lis, je relis et je relis encore les mots que j'ai laissé sur ce parchemin virtuel et je me dis "Ce n'est pas toi, ça, tout de même ?". Le Christophe, sans masque, que je connais est certes parfois un peu mélancolique, bien que par poésie parait-il, mais pas à ce point là déchiré... Le Christophe que je connais sait rire, parfois aux éclats, parfois à en pleurer, parfois n'arrive même pas à s'arrêter. Ce même Christophe est plein d'énergie, plein d'envies retrouvées, enfin. Ce Christophe vit dans un monde de musique, de magie et de Dieux antiques rescucités. Ce Christophe là est endormi un peu...
"Ô prince charmant, viendras-tu me donner le baiser salvateur ?"
A l'autre bout du monde, se trouve un monde bien vivant, un monde différent, un monde unique. C'est un monde blanc, où le ciel rejoint la mer. Où l'on avance toujours tout droit, sans jamais voir la fin, dans un silence que même le vent ne sait rompre. Dans cette immensité blanche, je me pose, un léger sourire aux lèvres, le visage à peine caressé par l'air pur. Je goute ce silence absolu, ce silence que rien ne peut briser. Au plus profond de moi, mon âme est en repos, mon âme est en paix. Ici, rien ne m'atteint, rien ne me touche, le monde violent n'existe plus. Quelques légers flocons de neige viennent me frôler la joue pour me rappeler que je suis bel et bien vivant et que ce monde là existe vraiment, qu'il n'est pas le fruit de mon imagination.
Saurez-vous trouver cet endroit unique au monde ?
Un autre monde, encore plus étrange, n'existe pas encore...
Cet autre monde s'appele "Babel" et ne peut être décrit en quelques mots tant sa richesse est grande. C'est un monde de rites magiques, de rites païens et de rites occultes. C'est un monde de mythologies et de Dieux puissants vivants. C'est un monde plein de secrets qu'il vous faudra découvrir pour en savourer toute la puissance.
"Babel" est en gestation, "Babel" est en écriture...
Mes mots ici ne sont pas ce qu'ils devraient être...
Seul "Babel" peut encore y être évoqué...
Sur ces quelques lignes, souvenir de l'un de plus beaux moments de ma vie, j'arrête...
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