Le temple d'Akhen

Je souhaite d'excellentes fêtes à... 2

L'année dernière , je m'y étais pris entre deux eaux, l'après Noël et l'avant nouvel an, une période que j'affectionne particulièrement puisque pour moi, c'est la pire de l'année, mais là n'est pas le sujet. Il y a quelques jours, on m'a dit qu'avec les temps, on finissait par regarder "ses blessures avec tendresse", j'ai tellement tourné cette phrase dans ma tête que j'ai fini par regarder tout et tout le monde avec tendresse, à croire que cette année, tout m'a blessé...
Quelle année !!!
Vivement la fin !

En attendant, je souhaite d'excellentes fêtes à...

Tous ceux de l'année dernière, déjà, histoire de ne pas me répéter, même si je vais faire quelques exceptions qui méritent que je les fasse.
La petite pièce du quinzième, au huitième étage sans ascenceur, qui a abrité mes maux de début d'année, a caché les larmes et a vu renaître mon tout premier sourire. Je t'ai laissé en t'abandonnant mes douleurs...
A la vue sur la dame grise de ma fenêtre, devant laquelle j'ai rêvassé plus d'une fois, ses loupiottes nocturnes et ses millions de touristes.
A l'appartement tout près de la dame blanche et aux six ans vécus là... Il est temps pour toi d'abriter d'autres coeurs. A la mélancolie naissante...

A ceux qui ont croisé mes déroutes professionnelles de cette année...
Toute la gigantesque équipe de la Fnac Montparnasse, je ne m'étend pas sur vous, quoi que, sur certains... vous avez déjà eu vos voeux l'an passé, mais quand même...
Toute la folle équipée de l'hotel Biron et plus particulièrement Marie, mon petit poisson des îles, Aurélia et son msn greffé, Christophe et son putain de cul, décidément, il m'a marqué, mes fées de la boutique, Vanessa, Babeth, sandrine et Vanessa pour les premiers rires de l'année, Michel super chef plein de sympathie en puissance et Brigitte "so MF".
La toute nouvelle équipe de la Fnac de Perpignan... Même si j'en oublie, le coeur y est... Cathia, Cécile, Céline, Marjorie, Laure, Isabelle 1 et 2, Sandrine, François, David, Nabil, Caroline, Corrine, Silva et Aude. Aussi à Annie "commander" et Christine pour les bureaux et peut-être l'avenir, je vais pas vous lâcher non mais ! Et puis aussi les vendeurs, que je connais moins, mais particulièrement à Julien, le plus sarcastique, mais tellement sympathique, vendeur du monde, et à qui je dois une collection complète du live de touffe Rousse.
A tous les gens croisés dans le cadre de mon travail, et plus particulièrement, "les gens", justement. Ils sont gratinés, cons, odieux, sont plus moutons encore d'année en année, plus bêtes aussi, plus assistés encore, mais on arrive toujours, décidément, à trouver dans cette meule de foin humain, la petite perle sympathique. Alors à tous "les gens", et en particulier à ceux-là.

A toutes les conneries de la culture de l'an passé, mais aussi aux petites nouvelles, Samantha Oups et sa Chantal, Ze Nounou d'enfer, les naufragés permanents de Lost et les petits chirurgiens de Grey's anatomy. Egalement à Adrienne Pauly et les Scissors Sisters, découverts l'une et les autres cette année, à Bjork, que j'ai plus en horreur que jamais, et à Mariah "babouin" Carey, pour le plaisir de me foutre de sa gueule ainsi qu'Emilie Simon parce que vraiment, non, j'aime pas!
A Florence Foresti, une pure merveille, un vrai bonheur !
A Brendaaaaaaaaa... du coeur à ses raisons.
Bien entendu à Touffe blonde pour son super live hors de prix que je n'ai pas vu et sa vraiment, vraiment, vraiment excellente chanson "Jump" dont je vous enduis les oreilles depuis un an. A Touffe rousse, évidemment, pour tous les moments magiques depuis 20 ans, les amis rencontrés grâce à elle, l'amour aussi, grâce à elle. Son live Pharaonique et ces moments mélés de joie et de peine en Janvier dernier. Pour être la même, bien qu'un peu plus rousse quand même...
A Sandra, Enigma et Kim Wilde pour avoir fait quelques apparitions dans ma sphère culturelle cette année, c'est assez rare pour être mentionné. Et, fait exceptionnel, à Lara Fabian, que j'ai découvert autrement, que j'ai même presque aimé...
A quelques excellents films vus cette année : Fauteuil d'orchestre, Marie-Antoinette, Les mémoires d'une Geisha et Brockeback mountain, mais aussi Saw 2 et 3, The Queen, Le labyrinthe de Pan, Mémoires de nos pères... Et tant d'autres...
A celui que j'ai eu le plus de plaisir à revoir, 7 ans après ma découverte de ce film, Beignets de tomates vertes, enfin sorti en dvd.
A Loana... Y a pas de raisons, j'avais envie !

A mon matou chat, plus pèpère cette année, plus vieux aussi... Ah bon ? C'est pour çaaaa...
Je n'ai pas été super affectueux cette année, pas super présent non plus, mais je t'aime énorme, tu le sais bien mon pèpère, et tes calins du soir et autres petits massages du bidou me manqueraient terriblement si il n'y avait pas tes petites patounes pour tapotter dans les miennes et tes quenottes pointues pour mordre ma chair...!

Et puis les traditionnels... Par amour !
The queen mother... Toi aussi je t'aime gros énorme, tu le sais bien, même si je suis maintenant à quelques 800 kilomètres du palais familial.
La Toto's family de près ou de loin...
Un particulier à ma petite Mamie, que je délaisse trop, mais je t'aime...
A Papy... "Parle moi encore..."
Au silence...

Aux copains d'avant, aux copains de maintenant, aux futurs qui tardent à venir...
Des petits particuliers quand même pour l'homme du soleil et sa main tendue cette année dans le froid polaire du très sud, au Gringo du 16ème et ses "pitreries" de cette année, à mes Caramels gourmands Régis, Jérôme, Vincent et Thierry et mon super cinéphile Sicilien préféré Dji.aaaRRR. Enfin, mes chouchous Perpignanais Stéphane, Max et Yoan "ze Didjiiii".
A Aurélien "Spiccy", le plus coquinou des fans de touffe Rousse que je connaisse...
A Alexandre, beau Prince du Nord...

Eddie, Sébastien, Eric...
Patrice...

Nicolas...

Et ceux qui ne bougent pas... Par amitié !
A Nicolas, l'ami fidèle de 11 ans maintenant... ben oui, on en rajoute un chaque année. La pepette bientôt trentenaire, Alexandra, bientôt 10 ans cette histoire de fous.
A mon Nono Chaman... Si c'est pas de l'amour, qu'est-ce donc ? Merci, un millions de fois et ce ne sera jamais assez, de "nous" avoir aidés, toi et moi à tenir le coup pour traverser cette putain de tempête qu'a été 2006. On dit toujours que le cap des 7 ans est difficile à franchir, je crois qu'on a réussi... en devenant amis !

A mes étoiles...
Aux larmes qui restent à venir... De joie cettte fois !
Je vous aime...

Christophe

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A fleur de Pacs...

Je pourrais te dire bien des choses...
Je pourrais te dire bien des choses encore...

Mais que pourrais-je te dire que je ne t'ai déjà dis ?

Je t'ai dis tout le plaisir des années passées, je t'ai dis les joies, le bonheur d'être à tes côtés, que tu sois aux miens. Je t'ai écris les mots, je t'ai envoyés les silencieux...
Je t'ai dis le mal... que j'ai eu à te dire... Tant de fois, trop de fois...
Je t'ai dis le silence...
Je t'ai dis les larmes...
t'ai-je déjà dis l'amour ?

Oui, je t'ai dis l'amour... Oh que oui, je te l'ai dit... maladroitement, comme un enfant qui apprend à marcher, mais l'on apprend toujours à aimer.
J'ai appris à t'aimer d'un amour pur et fort, j'apprend aujourd'hui à t'aimer pour toujours, comme un frêre...
Je sais l'ami que tu sais être, je ne peux que te dire le bonheur que tu sois devenu le mien...

Que pourrais-je encore te dire d'autre ?

Je pourrais te dire...
Non... Je ne pourrais pas... je peux...

Je peux te dire l'immense joie que j'ai de te savoir heureux. Parti parce qu'incapable de te donner le bonheur que tu mérites, j'ai les yeux qui brillent de larmes de joie de savoir celui qu'il te donne...
Parce qu'il est mérité ce bonheur mon Nono préféré, tellement mérité...
Je peux te dire le plaisir que j'ai à le voir, à l'entendre dans ta voix, ce bonheur...

Et à vous, que puis-je vous dire ?
A vous je vous dis...

Que ce Pacs cellent votre bonheur,
Je suis heureux pour vous !
Infiniment heureux !

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Encore un peu de courage...

C'est la deuxième année consécutive que je suis en première ligne pour observer mes congénères humains dans leur frénésie acheteuse de Noël, en travaillant à La Fnac, cette fois de Perpignan. J'aime mon boulot, il n'y a rien à dire. J'aime mon boulot, mes collègues, l'ambiance de cette boite qui traite décidément très bien ses employés, pas de doute possible et c'est assez rare pour être souligné. Malheureusement, je crois que je ne m'habituerai jamais à cette folie acheteuse de fin d'année...

Mes "messieurs personne" et "madame tout le monde" de l'année dernière n'ont pas changés. Je me demande même s'ils ne sont pas encore un peu plus fous, ou démesurés que l'an passé. Mais où le trouvent-ils donc tout cet argent pour financer toutes ces futilités dont ils ont sûrement rêvé pendant un an ? Qu'on ne me dise pas qu'ils ont économisés pendant douze mois, je n'y crois pas. Je vous rappelle que je les vois, les montant des chèques et des cartes bleues qui me passent sous le nez tous les jours par centaine, et même en économisant de façon très stricte, l'humain moyen ne peut pas mettre ces sommes là de côté, ou alors il n'a rien mangé pendant un an et n'a même pas payé son loyer non plus. Sans compter que La Fnac n'est qu'une étape dans la frénésie des fêtes de fin d'année. Alors, d'où vient l'argent de ceux qui n'ont toujours pas cette année les moyen de nourrir correctement leurs gosses mais qui les couvrent de Wii, la nouvelle console gadget à la mode et autres ordinateurs portables ?

Dans les crédits bien sûr !!!
Mais oui, la voilà la réponse à toutes mes interrogations. Pour être sûr de ne pas se taper des pates toute l'année, et être bien certain que le dernier rejeton pourri gâté en date aura bien sa télé dans sa chambre à 12 ans, ses lecteurs mp3 et son nouveau super téléphone portable pour pouvoir envoyer des petits sms et ses copains de fond de classe, l'humain de base va faire un petit crédit bien juteux pour l'organisme prêteur.

Cette année, pas de doute, je vais passer à côté des fêtes je crois. Je ne ferai pas de cadeau et n'en recevrai pas. Si je dois montrer, une seule fois dans ma vie, mon désaccord avec cette frénésie financière destructrice de fin d'année, c'est cette année. Si des cadeaux je dois faire, je les ferai, plus tard, pour la simple envie de faire plaisir, plus modérément et avec mon seul coeur... L'amitié et l'amour ne font pas de crédit !

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Lettre ouverte à moi-même.

Je suis égoïste, oui, c'est vrai...
Un bel égoïste dans toute sa splendeur...
J'assume...

Je suis égoïste parce que je puise mon bonheur, le mien, rien que le mien dans celui que je tente à force d'énergie, de temps, de larmes et de rire, d'apporter aux autres.  Egoïste parce que j'ai choisi de glorifier ma petite image qui m'obsède en m'impliquant, en m'engageant pour que les autres puissent un jour souffler un peu, pour que ceux qui ont souffert le martyr puissent un jour sourire, pour que la mémoire de ceux qui sont morts à cause de la haine des autres puisse être glorifiée, pour que leurs noms ne s'oublient jamais.

Je suis égoïste parce que finalement, c'est à moi que ça fait plaisir d'aller boire un verre dans un bar en sachant parfaitement que je serai le seul à y aller, et que, là-bas, je serai le seul à donner une preuve d'amitié au serveur qui vient de perdre son boulot et que ça va lui donner du baume au coeur d'avoir un ami qui n'a pas oublié à quel point c'est difficile de vivre ça... Mais finalement, c'est moi qui vais recevoir le merci et ma petite image qui m'obsède qui va gonfler un peu plus son ego surdimensionné... C'est à moi que ça fait du bien, n'est-ce pas ?
Je suis égoïste parce que c'est à ma conscience, et rien qu'à la mienne, que je pense lorsque je prend soin d'envoyer un petit sms du matin, un petit sms du midi, un petit sms du soir, un petit mot pour dire que je ne rentre pas, un autre pour dire que je rentre déjeuner, que je prend soin de prévenir, que je n'oublie pas de m'inquiéter, de penser, de me souvenir, que je propose en sachant que personne ne disposera, mais en n'oubliant jamais que ça fait plus de mal encore de ne jamais proposer...

Je suis un putain d'égoïste parce que c'est moi qui prend mon pied lorsque je regarde les yeux de l'homme à qui je fais l'amour et que je vois que ce sont mes caresses qui lui donnent du plaisir. Parce que ma jouissance vient en le touchant, en sentant que mes caresses le font frémir, lui donnent des frissons, que c'est dans son plaisir à lui et uniquement le sien que je prend le mien, et que ce plaisir, c'est moi qui lui donne en étant attentif à ses envies, à ses fantasmes, en suivant ses mains qui me guident pour l'emmener plus loin encore, en acceptant ses moindres petits désirs...

Je suis égoïste parce que je bouillonne et que je préfère vivre ce bouillonnement seul plutôt qu'en éclabousser les autres. Parce que j'ai choisi de sauver l'Autre, mon Autre de trop de souffrances. Parce que j'ai versé les larmes qui précèdent une mort volontaire, parce que j'ai préféré mourir plutôt que tuer l'Autre, parce que j'ai toujours préféré partir plutôt que faire souffrir, parce que je ne sais qu'offrir le silence comme pansement aux autres, mes mots étant trop tranchants. Je suis égoïste parce que j'ai décidé de verser, seul, tout seul, les larmes d'une vie entière et que ça n'aurait pas servi ma petite image obsédante si l'on m'avait vu...
Je suis égoïste parce que je garde pour moi tout seul mes maux...

Je suis égoïste parce que je n'ai pas peur de finir seul, "le petit garçon qui ne pleurait pas" a appris à l'être si jeune que la solitude est presque une amie...

Je suis égoïste, oui... ?
Peut-être même un peu égocentrique ? Narcissique ?
J'assume... ?

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01122006 - 40000000+

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J'sais pas quoi dire...

J'sais pas quoi dire...
"Ou pas envie de parler ?"

"Mais que lui arrive-t-il à ce petit gars ?"
Si seulement il pouvait vous répondre...
Encore faut-il qu'il en ai l'envie...
Tiens, encore une clé que vous n'aurez pas ! Et toc !

Envie de tout, envie de rien,
Pas envie de montrer ma bouille... ben non ! Manque de lui, ben oui, manque d'eux aussi...
"Tu sais ce que tu veux au moins ?"
"Evidemment que je sais ce que je veux, quelle question, je veux l'impossible unité de moi-même !... Ouhla, attention, phrase difficile, trois heures de refléxion nécessaires..."


Le sentiment obscur d'une boulette quelque part, mais où ?. J'ai un petit peu buggé les amis, et je ne peux pas revenir en arrière pour le moment, il est trop tôt, ou trop tard, qui sait ?
"Dailleurs, dans la vie, qui sait ?... Ouhla, attention, philosophie, j'ai perdu les trois quarts de mes lecteurs..."

"L'impossible unité de soi-même ?..."
Rien n'est impossible, je suis indestructible, je l'ai décidé une bonne fois pour toute !!!

Envie de crier, de pousser tous les coups de gueule du monde ! L'inconsistance de l'Homme m'agresse de plus en plus, sa bétise et son ignorance aussi...
L'Homme est une coquille vide incapable de se donner la peine de se remplir...
L'ennui et le manque de passion l'étouffe, tant pis pour lui, il l'a bien cherché !

Oui j'ai les idées qui oscillent entre noir et rose,
Oui, je sens que j'ai dû me planter quelque part...
Oui, je suis tristement conscient du monde qui m'entoure...
"C'est pas bien joli tout ça..."

Ben non...

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Un ange passe...

Akhen, 2006

J’écris peu depuis un mois, c’est vrai…
Il n’y a pas forcément de raisons à cela. La non envie de partager ce que je vis peut-être, une sorte d’égoïsme, histoire de garder mes émotions toutes neuves rien que pour moi, de peur de les fissurer, à force de les évoquer trop tôt. La non envie aussi de laisser exploser mes doutes, mes déceptions et mes colères naissantes, de peur de le regretter trop vite…
J’écris peu depuis un mois, c’est vrai, mais je ne suis pas muet…

Crash to the other shore...

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Tu m'as bien vu là ?

Akhen, 2006

Qu'on ne me cherche pas des poux dans la tête, ni sur la calvitie non plus, ça chatouille, ça gratte et c'est désagréable. Je grogne, je m'agaçe...
Juste un tout petit peu assez d'être gentil, attentionné, inquiet...
Je suis honnête, j'attends la même chose,
J'aime les contacts vrais, pas les réunions diplomatiques,
Si je fais confiance, j'attends qu'on ne me trahisse pas !

Plus de place pour les cartons, n'en jetez plus !

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Following the sun, part 1.

Divagation 3

Journée caniculaire encore, malgré une très légère menace d’orage et de pluie, que j’attends toujours. Journée particulière aussi parce qu’elle est chargée, mais je me rends compte que je fais les choses machinalement aujourd’hui, sans même y penser. Ma tête est déjà ailleurs, et je sens bien les changements qui se profilent à l’horizon.
C’est curieux, j’ai presque l’impression d’avoir déjà pris une décision importante, d’être déjà parti, d’avoir déjà quitté Paris pour une autre destination. De la même manière qu’il y a un an j’avais presque déjà choisi de démissionner de Photo Service. Il m’avait fallut un détail, un coup de fil, un signe suffisamment fort pour réaliser que ma lettre de démission devait partir, que c’était le bon moment. C’est un peu pareil aujourd’hui, comme si j’attendais le signe ultime, l’élément indispensable pour me faire comprendre que ma vie est là-bas, et plus sous la Dame grise, et m’aider à finaliser une décision presque prise. C’est d’autant plus paradoxal que, par peur ou par raison, je n’en sais rien, je suis quand même allé faire mon rapport de disponibilité au musée Rodin cet après-midi, en allant chercher mon billet de train.
Alors je pense, j’imagine, je cherche… Petit signe, viens vite…

Il me faut pourtant très peu de choses aujourd’hui, dans cette journée de dingue de préparation à la migration, pour me rendre heureux. Une goutte de pluie, enfin… Une petit sms du matin pour dire bonjour, une voix au téléphone, la pensée des semaines à venir, Enigma en boucle dans ma boite à musique, un dernier câlin avec le chat écrivain avant que lui aussi ne parte en vacances au frais chez la Reine mère…

La valise avance, doucement… Ne rien oublier surtout… « Edward aux mains d’argent » pour faire découvrir à l’homme du soleil, Enigma, pour faire découvrir un peu plus à un Chérubin, mon appareil photo pour chopper mon hôte dans les plus ridicules situations, mon téléphone portable parce que je n’ai pas un forfait sms illimité pour ne pas l’utiliser, ma PsP, parce que quand même, je suis un joueur, ne l’oublions pas, et entre les fringues, ma brosse à dents et autres petits détails pour être pas trop moche, ma fenêtre sur le monde, pour pouvoir quand même vous donner des nouvelles de temps en temps, amis lecteurs…

Following the sun…

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Divagations Migratoires.

Divagations 1

Alors que je suis assommé par la chaleur caniculaire qui règne dans la capitale depuis trois jours, que je ne respire pas tant les plus légers souffles d’air ne pénètrent pas la petite pièce du quinzième, au huitième étage sans ascenseur, que mon bunker de pièce compte quelques degrés de plus que l’extérieur déjà brûlant, que je ne dors plus tant je souffre de cette fournaise, que le chat écrivain ne respire pas plus que moi, que simplement écrire ces quelques mots me fait déjà perdre trois litres d’eau, je me prends à partir dans des divagations migratoires…

Finalement, qu’est-ce qui me retient à Paris, ou plutôt, qu’est-ce qui m’empêche de partir ? Après réflexions, pas grand chose.
Le travail ?… Humm… La vie professionnelle n’est pas non plus ce qu’on pourrait espérer. Certes, le musée Rodin donnera de ses nouvelles dans le courant de l’été pour une éventuelle rentrée en Septembre. Soit… Mais le travail peut tout aussi bien se trouver ailleurs, même si ce n’est sûrement pas plus évident, mais les opportunités peuvent bien se présenter, ou bien un coup de chance.
Mon appartement ?… Premier éclat de rire ! Ma fournaise de pièce ne me manquerait guère. Elle est un magnifique abris et fût salvatrice en son temps, mais de là à imaginer qu’elle me manque, sûrement pas ! La vue, peut-être…
Les amis ?… Vaste question et grand dilemme, mais je pars du principe que l’amitié n’a aucune frontière. Alors pas de panique les enfants, vous serez toujours mes amis et je vous aime, vous le savez, que je sois à Paris ou à Pékin.
L’amour ?… Là, j’ai très envie d’éclater de rire à nouveau, mais décidément, à Paris, c’est sûr et certain, ce n’est pas lui qui va me retenir !

Et donc, si je devais m’en aller, qu’est-ce qui pourrait me donner envie d’aller quelque part, plutôt qu’ailleurs ? Si l’on regarde de prêt, une fois les questions professionnelles mises de côté, puisque ce n’est pas un travail qui me rendra heureux quelque part, c’est surtout des notions de qualités de vie qui pourraient me séduire.
Une ville de province sympathique, agréable à vivre, pas forcément immense mais en tout cas pas trop éloignée d’une ville plus importante. Y trouver de quoi m’amuser un peu, m’occuper les jours de pluies et les soirées d’hiver. Un rythme de vie plus calme, un coût de la vie moins élevé.
Des amis intéressants, je peux m’en faire sur place, où retrouver ceux de qualité que j’y ai déjà, en sachant que je n’abandonne pas les Parisiens. Nous nous rendrons visite et nous serons tellement heureux de nous voir !…
Des yeux dans lesquels plonger le matin ?… Qui sait ?

Me voici donc, trempé après avoir couché mes divagations migratoires, et comme s’il ne faisait pas assez chaud comme ça, je bois une gorgée supplémentaire de café brûlant. L’été va être long, mais je le sens déjà passionnant à vivre. La rentrée apportera les réponses à mes questions… Toutes les portes sont ouvertes… Qui sait ?

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