Le temple d'Akhen

Après la grand messe.

la grande croix en feu

C'est dans un temple gigantesque aux proportions Pharaoniques, orné de centaines de lumières de toutes couleurs que s'est tenu la grand messe. Par millier, et venant de chaque coin du pays, parfois même d'autres pays, les fidèles se sont donnés rendez-vous, n'hésitant pas à braver les délicieux caprices du ciel. Il fallait être là, quel qu'en soit le prix, quelles qu'en soient les conditions, parfois extrèmes, pour ne pas rater cet évènement qui n'a eu lieu que quatre fois dans la vie des adeptes du culte.

Alors que les ténèbres s'abattent sur une foule compacte à la patience religieuse, les sons se font de plus en plus fort, de plus en plus sourds et le saint temple vibre de toute part, baigné dans une lumière rouge. La voix de la grande déesse, aiguisée par le temps et l'espace retenti soudain, envahissant la totalité de la gigantesque nef d'un frisson de transe immense. Les voix hurlent, crient, sifflent et scandent dans un ivresse intense le même nom. La grande prétresse du culte est là, suspendue dans le ciel, dans son sarcophage de verre venu de nul part et s'approche doucement de la plateforme surélevée prévue au receuillement de sa dépouille divine. A peine son cerceuil a-t-il touché le saint sol que six prêtres du culte, crânes rasés, s'emparent du corps sans vie de la divine et l'exhibe en traversant le temple, baigné des larmes des pélerins. La grande porte du choeur, immense, s'ouvre alors, laissant apparaitre aux yeux du peuple en délire l'interdite tombe de la grande prétresse. Les six prètres posent alors le sarcophage avant de se retirer. La magie opère, comme à chaque grand messe...
Le cerceuil de verre se dresse alors, seul, pour laisser aparaitre le corps divin, recouvert d'or. Comme par enchantement, ravivée des cris du culte, la grande prétresse s'anime alors, ouvre ses grands yeux et se masque de son plus beau sourire. La foule n'en peut plus, pleure et chavire dans l'amour le plus absolu. Elle est là, vivante, belle, le temps l'ayant épargnée... La déesse en personne est revenue sur terre pour offrir son divin corps à des milliers d'yeux en extase.

Deux heures et demi durant, la grand messe se passe. Prières après prières...
La foule chante, pleure, chante encore, crie et continue de scander en coeur le seul nom divin qu'il est autoriser à prononcer. Les yeux se remplissent de couleurs, de larmes à nouveau, de mille feux encore. Les oreilles se chargent de sons, de mélodies magiques et des cris des adeptes. La transe monte, certains ne supportent plus toute la force du lieu et de la messe et tombent dans un comas vite passé grâce aux prêtres du culte. La tension ne cesse de monter et la déesse offre tout son être à ses adeptes, vole, chante, prie, pleure elle aussi, danse. La main divine autorise alors l'un des voyageurs à la toucher et à la rejoindre sur la grande croix centrale , lieu de sa démesure, dont le sol s'enflamme littéralement. La foule n'en peut plus et continue de hurler, de crier et de scander le nom divin.

Mais la grand messe touche a sa fin et la grande prétresse, pénétrée de l'esprit de la déesse en personne doit regagner les volutes du ciel. Elle apparait donc une dernière fois aux yeux baignés, de rouge vétue, couleur divine pour cette quatrième grand messe. Derrière un rideau de larmes, elle chante à nouveau, tandis que son image apparait dans l'eau salée. Un immense escalier, la menant au ciel, l'attend. Et c'est nue, découverte et libérée de chacun des artifices de la vie terrestre, que la divine femme rejoins les Dieux, alors que la grande porte de la crypte se referme dans un bruit assourdissant.

Les adeptes, transcendés de tant de joie, regagnent alors leurs contrées, images en tête, souvenirs indélébiles inscrits sur le grand parchemin de leur histoire.
Inoubliable en effet... Merci...

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Enigma - 15 years after

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S'il est des albums, des styles musicaux ou des concepts artistiques qui demeurent, Enigma a largement sa place dans le grand panthéon universel de la création. Ce coffret majestueux et particulièrement luxueux qu'est "15 years after" est sorti au mois de Décembre dernier et contient l'intégralité des albums et dvd de clips du groupe.
Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, je ne saurai trop vous conseiller de vite combler cette lacune musicale. En attendant, voici un bref apercu de ce que chaque album vous réserve.
Les deux premiers albums "MCMXC a.d." et "The cross of changes" sont sans hésiter les plus inventifs pour leur époque. Le premier, sur une rythmique quasi identique sur la totalité de l'album, mélée à des chants religieux catholiques en latin renferme des bijous comme "The principles of lust", "Mea Culpa" ou encore "The voice and the snake". Le second garde la même construction rythmique, toutefois plus variée, mélant plus aisément titres calmes et plus ryhtmés sur des chants orthodoxes, comme "Return to innocence", "Carly's song" ou "I love you... I'l kill you", morceau extraordinaire pour un moment à deux, si je puis me permettre... Vous l'aurez compris, chers lecteurs, ces albums sont pour moi de vraies merveilles et m'évoquent douceur, luxure et autres plaisirs auditifs ou charnels.
Le troisième album, "Le roi est mort, vive le roi" est une sorte de mélange, un peu confus et surchargé musicalement, avec réverbération à outrance des voix et un nombre d'instruments tellement élevé qu'il est impossible de tous les distinguer. Pourtant, ce mélange musical baroque au possible est une véritable réussite et parvient à transporter son public dans un univers bien particulier évoquant la mort et ce qui lui succède, principalement. Les titres "Why" et "TNT for the brain" sont de pures merveilles.
A partir du quatrième album, "The screen behind the mirror", Enigma prend une nouvelle direction marquée à l'époque par la sortie du coffret "Trilogy" et la parenthèse "Transe atlantic air waves". Le style de décharge un peu et c'est le phénoménal, magnifique et scandaleux "Carmina Burana" qui vient donner corps aux nouveaux morceaux concoctés par Michael Cretu. La chanteuse du groupe "Olive" vient d'ailleurs rejoindre l'équipe déjà composée de la chanteuse Sandra, par exemple. Les titres "Push the limits", "Gravity of love" ou encore "Silence must be heard" sont probablement les plus réussis.
Enfin, le cinquième et dernier album à ce jour, "Voyageur" marque la rupture définitive d'Enigma avec son passé, signifié par les sorties de la première compilation du groupe, "Love, Sensuality, Devotion" pour atteindre un style sinon moins créatif, en tout cas plus commercial. Le son est cette fois clairement épuré et ce sont des morceaux comme "Voyageur", ou "Look of today" qui seront les plus réussis, à mon avis. Ce coffret permet aussi de découvrir les plus grands morceaux d'Enigma réorchestrés complètement par Rollo, du groupe "Faithless" pour un Sixième CD d'un calme absolu idéal pour vos dîner en tête à tête ou plus petits-fours de Saint-Cloud.
Inutile de préciser à quel point je suis terriblement fan de ce groupe ultra créatif qui a su marquer quinze ans de créations musicales en cinq albums tous aussi originaux que réussis. N'hésitez pas à vous procurer ce coffret que, grâce à une boulette du site Amazon, je me suis offert à 16 euros au lieu de 92. Sinon, prenez un peu de temps pour découvrir, un à un, et dans l'ordre, chaque album de cette épopée musicale.

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Histoire de sauter sur les fauteuils.

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Elle avait annoncé "je veux que les gens sautent de leur siège", cet album vous fera à coup sûr sauter SUR les sièges tant il est excellent. A vrai dire, "Confessions on a dancefloor", qui sort aujourd'hui, est probablement, pour moi, le meilleur album de Madonna depuis "Ray of light" en 1998. Chaque titre donne immédiatement envie de danser, de sauter ou de faire la fête. Il suffit d'écouter des titres comme "Sorry", "Jump" ou encore "How High" pour être immédiatement de bonne humeur et de se sentir l'âme d'un John Travolta dans "la fièvre du samedi soir". Cet album sera le carton de cet hiver, c'est évident, et la tournée qui l'accompagnera l'été prochain un évènement démentiel à n'en pas douter. A écouter d'urgence.

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Quelques années plus tard... Toujours la même, j'aime...

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Il n'y a rien à en dire, tant c'était court, mais quel plaisir de revoir dans le "symphonic show" de France 2 hier soir, enfin, cette chère Mylène qui s'obstine à se faire particulièrement rare dans ma boite à images. Il est vrai que ce qui y défile habituellement entre sexe, bétise et violence, n'est pas forcément joli, joli, mais un petit rire mutin de temps en temps viendrait adoucir "l'absurdité du monde" que l'on m'impose depuis 31 ans. Je suis heureux d'avoir pu la voir, au moins un peu, en attendant le 13 janvier, pour le grand retour sur scène de l'icône plus que classe.

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