Le temple d'Akhen

Akhen à Rock en Seine.

Dimanche 26 Août 2007.

Coup de bol, il fait un temps magnifique dans ce pré-mois de Novembre que nous vivons depuis le début de l'été. Mon Zhom et moi, après une grasse mat' bien méritée, un menu golden MacDo aussi vite avalé que digéré et un trajet bien long en métro, nous retrouvons donc au parc de saint Cloud pour le dernier jour du festival annuel Rock en Seine.
Une grande première pour nous deux qui avons été attiré par la curiosité de l'évènement, et en particulier par celle de découvrir la chanteuse Bjork sur scène, pour laquelle mon adorable loulou m'a si gentiment offert la place.

L'ambiance est plus que délicieuse, un public jeune, particulièrement détendu avec un peu partout des groupes de gens buvant tranquillement leur bière, installés sur les pelouses, déambulant au milieu des divers stands éparpillés dans les allées du parc. Une ambiance franchouillarde et sans chichis à laquelle nous avons adhérés sans aucune difficulté dès notre première bière avalée.

Trois scènes, trois occasions de découvrir des artistes dans leur élément premier, la scène. Le premier groupe, Nelson, jouait déjà sur la scène de l'industrie à notre arrivée. Une voix à la Bono de U2, mais nous ne nous sommes pas attardés, peu conquis par la performance. Nous avons préféré nous diriger tranquillement vers la grande scène en admirant les artistes pixélisés de Craig Robinson exposés dans les allées, histoire de repérer les lieux, et ce fut notre première véritable découverte avec le groupe Kings of Leon que nous sommes restés écouter le temps de deux ou trois titres avant de nous rediriger vers la troisième scène, celle de la cascade, pour écouter le premier artiste que nous souhaitions vraiment voir, Just Jack. Un mélange de rap, de Jamiroquai et d'energie sur scène, histoire de donner le ton du reste de la journée. Ce fut ainsi un véritable marathon jusqu'à la fin de la journée, entre les différentes scènes. Ainsi, entre deux bières, la révélation scénique Faithless que nous n'imaginions pas une seconde pouvoir donner une performance de cette qualité lors d'un festival, l'electro de l'artiste donnant un coup de fouet immédiat à la journée, avant d'aller se poser quelques minutes dans l'herbe, en dégustant des frites tout en écoutant, tout près, Craig Armstrong. Enfin, ultime traversée du parc, superbe, et la découverte de la pétillante Bjork. Si j'admet avoir beaucoup de difficultés à écouter ses albums studio, je dois bien avouer avoir passé un moment de grande qualité devant cette artiste définitivement créatrice et faite pour la scène. Elle prend du plaisir, ça se voit, le public aussi...

La journée s'est achevée, accomplie de plaisir pour les oreilles et les yeux, par une longue marche le long de la Seine afin de récupérer le métro un peu plus loin et rentrer, heureux du moment passé... 

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Welcome Bubulle !

Samedi dernier, le mot d'ordre de mon Zhom était "Shopping pour la maison". Nous voilà donc partis tous deux écarquiller nos quatres yeux dans les rayons parfumés d'huiles essentielles de Résonnances, faire une petite flannerie parmis les cd et dvd du Virgin du Caroussel, histoire de repérer nos futurs plaisirs des yeux et des oreilles, pour finir dans la forêt vierge du Truffaut de Bercy. Au détours d'une allée de plantes diverses et variées, et suite à l'évocation d'une idée design made in my man, ce fût le déclic...

C'est avec une vive émotion à peine feinte, et surtout un véritable grand plaisir, que mon Zhom et moi avons ainsi acceuilli un nouveau petit pensionnaire...
Nous l'avons choisi tout noir pour coller à la deco, et avec une forte personnalité... dans le regard !

J'ai le plaisir de vous présenter, amis lecteurs, notre petit poisson, auquel nous avons donné le nom de Bubulle, en référence au poisson rouge de Gaston Lagaffe...

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Welcome to November !

La chaleur était absolument accablante. Au loin, où l'horizon célèbre les noces de la mer et du ciel, on pouvait voir les ondulations thermiques. Sur le sable brûlant de la plage, dans un lagon isolé de l'île, les rares corps dénudés, lassifs, allongés sur leur serviette, parfois à même le sable, prenaient leur toride bain de soleil. Les peaux moites, parsemées de grains de sables collés sur les corps réchauffés, commencaient à brunir. Une simple petite brise, léger soufflement du ciel clément, venait apporter la fraicheur nécessaire en se faufilant au milieu des feuilles gigantesques des quelques palmiers présents, laissant entendre aux oreilles une légère mélodie naturelle.
Quelques pas dans l'eau, puis quelques autres...
Puis la folie d'un enfant , venue m'envahir, pour courir de toutes mes forces dans l'eau tiède, tomber, me relever, joyeux, de jouer avec les vagues, alors qu'au loin les rires de mon homme, amusé de me voir retomber en enfance ainsi, me parvenaient

Un grondement assourdissant ! Le tonnerre...
L'orage Parisien qui me ramène à la réalité, à l'agence comptable du musée Rodin, le fracas des gouttes énormes contre mes fenêtres, me dérobant ainsi mes rêveries de vacances encore éloignées. Je suis bien a Paris, au mois d'Août, avec le temps déséspérant d'un mois de Novembre...
D'un mois de Novembre encore trop éloigné pour réaliser les songes de ce déjeuner, seul, derrière mon bureau...

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1 mois.


Cela fait un mois aujourd'hui que tu es entré dans ma vie.
Je n'ai qu'une chose à dire, l'essentielle...

Je t'aime...

Grumpf...

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"Look on the floor".

On prend un coup de vieux dans la gueule ou on n'en prend pas ?...
Humm... Allez, on n'en prend pas un, parce que ce n'est pas bon pour nos ridules de trentenaires avançant gaillardement dans le temps, pour les poignets d'amour de la quarantaine qu'on a décidé de ne pas avoir, aprce que non, on n'a pas encore quarante ans, faut pas déconner. Ce n'est pas bon non plus pour les baisses de régime qu'on prend bien soin de ne pas avoir, et puis merde, on a encore vingt ans dans la tête, on continue de sortir, de se prendre des cuites magistrales au grand damn de maman et d'assurer comme des bêtes sur les dancefloors...
Et on n'est pas encore dans la volière...

"C'est quoi, ça, la volière ?!
Tu le sauras bien assez tôt, ami lecteur !"

Bref, nos Bananarama de jeunes tapioles en herbe, bien qu'approchant, elles, dangereusement de la cinquantaine, sont encore sacrément bien roulées et leur morceau "Look on the floor" carrément dément !
J'ai enie d'aller remuer mon popotin d'adulescent en boite, moi, tiens !

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Le manque.

MANQUE, subst. masc.
Absence...

Fait de manquer. Absence de quelque chose, de quelqu'un qui serait nécessaire, utile ou souhaitable.

"Je te manque un tout petit peu alors..."
"Non... Tu me manques beaucoup..."

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"Baila si".

Il y a quelques jours, au bureau, avec la complicité de mon meilleur ami Nicolas, lui aussi parti en vacances, le vilain, nous avons passé en revue nos vieux souvenirs musicaux, et l'élégance toute relative de Nathalie Cardone, lors de ses passages télévisés, a été largement passée en revue. Quelques gros fous rire devant son manque de classe, ses chutes et ses erreurs de playback, preuve qu'elle est meilleure comédienne que danseuse.
Toutefois, il reste quelques très bons titres, et, avec la complicité de Laurent Boutonnat, quelques jolis clips. Non seulement j'adore la chanson "Baila si", mais je trouve le clip superbement esthétique et plein de sensualité dans ces danses hyspaniques.
Souvenir...

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I need a vacation !

Pendant que mon Zhom se fait dorer son petit corps tout joli pendant quelques jours sur les plages Marseillaises et joue le sadique en m'envoyant des "vues de sa serviette", le pauvre Parisien que je suis reste au bureau, pour seulement deux jours cette semaine, mais deux jours de trop!

L'été est catastrophique, altérnant relative chaleur et jours de pluie ou de froid, nous empêchant ainsi de sortir définitivement les bermudas et le st-shirts, et surtout, laissant bien en bas l'énergie de fin d'hiver, que nous n'avons pas vraiment eu non plus d'ailleurs cette année. Pour ma part, j'ai passé les mois les plus froids à Perpignan, où le thermomètre ne descendait jamais bien bas.
Du coup, je suis en manque d'été, en manque de terrasse, en manque de plage et de grand air.  J'ai clairement envie, et même carrément besoin, de partir en vacances moi aussi. J'ai eu une  grande espérance,  en obtenant  cinq jours de repos pour le 15  Août,  de pouvoir partir rejoindre mes amis Perpignanais et profiter un peu du rythme du très sud,  mais l'arrivée prochaine de ma petite piaule toute neuve à moi tout seul m'oblige à garder les sous prévus pour ce voyage, et donc, à l'annuler, hélas...
Tant pis, ce sera pour une autre fois... Fin Septembre, début Octobre...

Je me contenterai donc, en attendant, des apéros bien agréables tout de même, avec les copains, à la terrasse du Wolf, mon bar nounours préféré. Je profiterai d'avantage des balades dans les rues de Paris, les jours de beaux temps, main dans la main avec mon petit homme. Je m'abonnerai au vélib', pour le plaisir de me faire traiter de Bobo à mon tour, ce qui est un comple dans mon cas, mais même si je risque de souffrir des molets, ce sera pour la joie d'avoir parcouru, sous le soleil, les rues de ce qui reste pour moi la plus belle ville du monde...

Patience Christophe, patience... Les prochaines vacances ne devraient pas être si loin... 

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"8 femmes".

"Dans les années 50, une grande demeure bourgeoise : on s'apprête à fêter Noël. Mais un drame se produit : le maître de maison est assassiné. Huit femmes proches de la victime sont présentes et l'une d'elles est forcément la coupable. Commence alors une longue journée d'enquête, faite de disputes, de trahisons et de révélations, où l'on apprend très vite que chacune a ses raisons et cache des secrets insoupçonnés. La vérité éclatera, cruelle et tragique, faisant tomber les masques et les faux-semblants."

A l'origine, "8 femmes" est une pièce de théatre écrite dans les années 60 par Robert Thomas. Cette pièce a reçu à l'époque de nombreux prix et a été jouée pendant plus de 10 ans. Son succès vient sans aucun doute de son histoire excellente qui regroupe absolument tous les meilleurs ingrédients du théatre de boulevard : amants dans les placards, mensonges, humour et portes qui claquent...

François Ozon, qui avait déjà réalisé le curieux "Sitcom" avant "8 femmes", puis par la suite "Sous le sable", "Swimming pool" ou encore "5x2", s'approprie ici cette histoire pour en faire un film des plus réussis puisqu'il réussi l'exploit de réunis 8 excellentes comédiennes, toutes reconnues. C'est donc sous les traits de Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart, Fanny Ardant, Virginie Ledoyen, Danièle Darrieux, Ludivine Sagnier et enfin Firmine Richard que prennent à nouveau vie les 8 femmes de Robert Thomas.
Chacune y tient son rôle à la perfection sans jamais trahir l'esprit même ni de la pièce, ni de l'histoire à peine remaniée d'Ozon. Chacune y est excellente, tour à tour femmes fatales, garces ou manipulatrices et se jouent de nous, pauvre spectateur, en nous perdant dans la danse de leurs mensonges pour notre plus grand bonheur.

François Ozon a lui aussi totalement respecté l'esprit de la pièce, jusque dans le texte qu'il a à peine retouché. Le film est d'ailleurs construit comme une pièce de théatre, totalement filmé dans un studio, presque dans un décor unique. On avait déjà vu ce genre de réalisations avec "L'avare" ou "Quadrille", mais la beauté des images étaient bien loin de rejoindre le travail de François Ozon. Ici, il a pensé, travaillé et recréé chaque personnage dans les moindres détails pour les rapprocher au maximum de leur rôle et de leur personnalité. Il a réalisé un coup de maitre bien loin de ses réalisations plus curieuses de ses débuts.

Un autre coup de maitre est d'avoir réussi à faire chanter chacune des comédiennes à des moments précis du film pour que la personnalité des personnage soit plus profondément ancrée en chacunes d'elles. Et l'on entend donc Catherine Deneuve chanter le "toi jamais" de Jane Manson, Isabelle Huppert chanter magnifiquement le "Message Personnel" de Françoise Hardy ou encore Emmanuelle Béart interpréter "Pile ou Face" de Corrine Charby. Ce mélange des styles et des voix est étonnant, mais délicieux.

Comme dans une pièce de boulevard, le dénouement est à la hauteur du texte et l'on finit bouche-bée au fond de son fauteuil. On ressort du film totalement ravi des performances des comédiennes et de l'ambiance générale du film, vraiment très très proche de la pièce d'origine, je ne le dirai jamais assez. Le DvD dans sa version prestige, en velours rouge, comprend d'ailleurs, outre une tonne de bonus excellents et la bande son du film, la pièce d'origine, ce qui permet de comparer la qualité des deux réalisations.

J'ajouterai juste mes coups de coeur pour une Fanny Ardant fatale et divine, ainsi que pour une Isabelle Huppert acariatre et hystérique.
A voir, et surtout à revoir, encore et encore... 

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"L'arbre des possibles".

Après s'être interessé à l'infiniment petit, puis à l'infiniment grand, Bernard Werber s'interesse avec "l'arbre des possible" à l'infiniment court. En effet, le désormais célèbre auteur de la non moins célèbre trilogie "Les fourmis", rassemble dans ce livre une vingtaine de nouvelles, essais et autres plans de travail utilisés par la suite pour certains de ses romans.

Pour ceux qui ne connaissent pas Bernard Werber ou ne l'ont jamais lu, son écriture est un mélange de science-fiction particulièrement bien fouillée et recherchée et de faits scientifiques réels, preuves à l'appui grâce quelques petits encarts bien placés au milieu des chapitres, baptisés "l'encyclopédie du savoir relatif et absolu".
Un mélange de science et de fiction dans le plus pur sens des deux thermes car il donne dans ses romans la plus grande valeur à ce petit mot composé "science-fiction".
Son tout premier livre "Les fourmis" sorti en 1991, est désormais un best-seller et presqu'un livre culte pour des millions de lecteurs à travers le monde. En effet, tous ses romans sont traduits en plusieurs dizaines de langues. "Les fourmis" fut suivi par "Le jour des fourmis", puis, pour clore la trilogie "La révolution des fourmis". Entre temps, Bernard Werber s'attaque à deux autres trilogies, tout d'abord "les tanathonautes" suivi de "l'empire des anges" ainsi que les trois tomes de "Nous les Dieux", puis "le père de nos père" suivi de "l'ultime secret". J'ai déja parlé, dans un précédent article, de son dernier roman indépendant "Le papillon des étoiles".
Enfin, Werber s'est également attaqué au théatre, puis au cinéma avec "Nos amis les terriens", ainsi qu'à la bande dessinée, comme auteur.

"L'arbre des possibles" est donc un subtil mélange de tout le talent de Bernard Werber. Ceux qui, comme moi, ont lu tous ses livres et suivent son travail, reconnaitront en tous points son style d'écriture, parfois très surprenant, parfois facile, parfois facinant, parfois dérangeant, mais à chaque fois absolument excellent.
Voici un bref appercu de quelques nouvelles du livre :

- "Apprenons à les aimer" est un façon de transposer l'être humain par les yeux d'êtres supérieurs.
- "Vacances à Montfaucon" est une sorte de retour vers le futur à la sauce Werber. L'une des meilleures nouvelles du livre.
- "L'arbre des possibles" est l'une des sources du livre "le père de nos pères" où l'on retrouve la description de l'arbre d'Isidore permettant une évaluation de tous les futurs de l'humanité.
- "Le mystère du chiffre" est une nouvelle amusante où Werber décrit un monde où l'on ne sait pas compter au delà de 18.
- "L'ermite absolu" est l'une de mes préférées. Un homme qui souhaite fouiller toujours plus loin dans ses connaissances acquises au point de n'être plus qu'un cerveau en bocal. On retrouve quelques traces de "l'ultime secret" dans cette nouvelle.
- "Du pain et des jeux" ou la plus belles des parodies du football et de la guerre dans le monde.
- "Attention, fragile" est aussi une de mes préférées où un petit garçon apprend avec son papa à faire vivre un univers en bocal.
- "L'ami silencieux" est pour moi la plus triste, où l'on retrouve l'un des personnages clés de Werber, le détective Isidore.
- "L'école des jeunes Dieux" est la source de travail des suites aux "Thanatonautes" où Werber exploite l'infiniment divin.

Pour les fans de Bernard Werber, je pense que ce livre est une bonne façon d'aller plus loin dans son oeuvre. Pour les personnes qui ne l'on jamais lu ou peu, c'est, je pense une bonne source pour apprendre à connaitre sa façon d'écrire et son univers complexe et facinant, et en tous points une excellente entrée en matière.

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