Le vie est décidément une bien grande coquine, toujours à faire des plaisanteries là où on ne les attend pas, quelques petites fourberies, par-ci, par-là, qu'elle doit sans doute trouver amusantes et qui font que notre quotidien est loin d'etre monotone. Blagueuse comme elle est, elle prend même un malin plaisir à rejouer ses tours favoris, comme si le premier fou rire ne lui avait pas suffit, comme pour nous faire comprendre que non, assurément non, elle n'arrêtera jamais de n'en faire qu'à sa tête, et que ce qu'elle donne de bon coeur d'un côté, elle peut tout aussi bien nous le reprendre, par gout du jeu, d'un autre...
Douche chaude.
Alors que mon contrat au musée Rodin, en tant qu'agent de surveillance, allait prendre fin une seconde fois depuis le mois de Juin 2006, que je me préparais à aller pointer à nouveau au chômage, bien a reculons d'ailleurs, voici que cette chipie de vie me fait un cadeau magnifique, gratuit, je ne pouvais que l'espérer, mais néamoins bien arrangeant. Une opportunité comme il en arrive assez peu, et pour lesquelles, pour une fois, tout va pour le mieux et roule comme sur des roulettes dès le premier essai. En une heure trente, il y a une semaine, ma vie professionnelle s'est jouée, a été bousculée, et s'est retrouvé à changer une fois de plus d'orientation, vers une voie bien innatendue. Une heure trente entre le moment où j'ai appris qu'un poste d'aide-comptable était libre pour 6 mois, du fait d'un congé maternité, où j'ai postulé à ce même poste, puis ai été recu pour un entretien d'une quarantaine de minutes, pour enfin avoir, presque immédiatement, une réponse favorable, puis définitivement positive. Ainsi, dès demain, 01 Juin 2007, votre hôte bloggesque se retrouve aide-comptable au musée Rodin, sans jamais avoir suivi de formation dans ce sens...
Quand je dis que la vie est une bien plaisante farceuse...
Douche froide.
Je n'avais pas fini de savourer l'euphorie immédiatement délicieuse survenue avec l'heureuse nouvelle, à peine terminé d'envoyer les petits sms du tantôt pour annoncer l'évènement à mes proches, que le prix a payer d'une telle joie ne s'est pas fais attendre. Une conversation téléphonique, douce, pleine de tendresse pour mon interlocuteur, tendresse rendue par celui-ci...
L'évocation du temps à s'attendre, du temps passé, mais aussi des moments trop hypothétiques à venir. L'évocation des doutes, de la peur de nous-même, de l'éloignement, de l'inquiétude que celui-ci provoque en nous deux. L'évocation enfin de choses plus importantes que nous-mêmes, que le Nous en lui-même...
La décision, enfin, de ne pas prendre le risque de nous perdre, de finir par nous détester car trop indisponibles, l'un pour l'autre. La décision d'arrêter une histoire à peine commencée, mais dont la douceur reste délicatement inscrite en moi...
Cette vie que je chéris tant, qui me donne beaucoup pour m'enlever autant, n'a surement pas fini de me faire des blagues. Tout comme l'année dernière, elle m'a offert des joies professionnelles pour me ramener en même temps à ce célibat qu'elle a choisi de m'imposer...
Chaud et froid...